Renault lance K-ZE une voiture électrique pour conquérir les émergents

 |   |  377  mots
Avec le K-ZE, Carlos Ghosn espère s'imposer en Chine, premier marché mondial de la voiture électrique.
Avec le K-ZE, Carlos Ghosn espère s'imposer en Chine, premier marché mondial de la voiture électrique. (Crédits : Renault)
Carlos Ghosn accélère sa stratégie électrique en lançant un modèle taillé sur mesure pour le marché chinois, premier marché du monde pour ce segment. 100% électrique, le K-ZE se veut abordable, à l'image du Kwid dont il a emprunté le design. Le patron de Renault a également détaillé sa stratégie mondiale d'électrification qui inclut désormais des voitures hybrides rechargeables, une première pour la marque française.

"Le futur de la mobilité, c'est la voiture électrique", a tonné Carlos Ghosn à la veille du Mondial de l'automobile de Paris, plus convaincu et surtout conforté que jamais de son choix de miser sur la voiture électrique environ dix ans avant la plupart de ses concurrents (dès 2009). Contre toute attente, le patron de Renault a levé le voile sur le K-ZE et qui apparait comme le premier volet d'une nouvelle offensive électrique.

La Chine, marché incontournable de la voiture électrique

Il s'agit d'un SUV 100% électrique qui sera lancé en 2019 en Chine. Cette voiture construite sur la même plateforme (CMF-A) que le Kwid, la voiture très bon marché commercialisée en Inde et au Brésil, a l'ambition d'affronter le très complexe marché automobile chinois élu terre d'élection par la voiture électrique.

Renault K-ZE

"Ce marché est en hausse de 80% et va atteindre pour la seule année 2018 les 800.000 immatriculations", rappelle Gilles Normand, directeur de la division électromobilité de Renault, et d'ajouter: "en Europe, ce segment représentera 200.000 voitures cette année, un chiffre tout de même en hausse de 40%".

Renault est en pleine offensive en Chine où il a immatriculé 150.000 voitures sur les 8 premiers mois de l'année, seulement deux ans après y avoir planté son drapeau. Pour l'heure la gamme est encore limitée à deux voitures, le Koleos et le Kadjar, mais Renault a planifié un catalogue de neuf modèles d'ici 2022, dont trois voitures 100% électrique, à la faveur d'une extension du contrat de licence obtenu fin 2017. Carlos Ghosn vise 550.000 ventes en Chine d'ici 2022 (dont 150.000 utilitaires).

Voiture abordable

Le K-ZE se veut très compétitif. Le groupe automobile français estime que la fourchette d'entrée sur marché chinois de la voiture électrique se situe autour de 80.000 à 100.000 yuans (entre 10.000 et 12.500 euros). Long de 3,70 m, le K-ZE disposera d'une autonomie de 250 km en norme NEDC.

Renault K-ZE

Carlos Ghosn en a profité pour annoncer la suite de sa stratégie d'électrification de sa gamme. Il a confirmé que la gamme 100% électrique sera composée de 8 modèles en tout, utilitaires compris comme le Master ZE, dernier-né de la gamme. Mais Renault a annoncé que la prochaine Clio sera disponible en version hybride, et les Mégane et Captur auront une version hybride rechargeable.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 15/10/2018 à 4:39 :
le coffre est minuscule comme c'est souvent le cas
a écrit le 03/10/2018 à 11:49 :
La chine un pays émergent ? Faudrait peut être émerger en europe à l'ouest...
Réponse de le 18/10/2018 à 19:56 :
BIEN VU !
a écrit le 02/10/2018 à 23:43 :
@ Hydrogène : 1) il est plus facile d'avoir des bornes de recharges électriques dans un immeuble ou dans la rue voisine que des stations hydrogène beaucoup plus contraignantes et coûteuses 2) la recharge rapide prend désormais moins de 10 minutes 3) dès lors que l'on diminue le poids d'un véhicule et que l'on améliore son Cd/Cx notamment, en intégrant le solaire comme cela se fait de plus en plus, on diminue le poids des batteries (jusqu'à seulement 60 kg) et on fait passer l'autonomie à quelques 800 km (dont 400 km de nuit), on est à énergie positive autour de 70 km/h et au delà la batterie prend le relai donc plus trop besoin de recharge sinon tous les 800 km et c'est bien plus efficient en terme d'énergie et de ressources que tout le cycle de l'hydrogène : l'électrolyse d'H2O dépense de l'énergie donc perte + pile à combustible donc perte à nouveau. Bilan total bien inférieur à l'électro-solaire et secondairement aux batteries qui évoluent (batteries à électrolyte solide entre autres). On ne peut plus se permettre autant de perte d'énergies et de ressources. Donc à chaque application correspond une meilleure technologie : pour les véhicules lourds (camions, trains, bus etc) l'hydrogène. Pour les véhicules légers l'électro-solaires. Bluecar/Bolloré va en sortir avec Hanergy Solar , ou encore Lightyear One, Sonomotors etc, c'est récent au plan commercial mais largement démontré au plan course solaires et en pratique sur routes et tous climats sur des millions de km depuis la Solarworld GT en 2008 entre multiples autres (catégorie Cruiser donc véhicules 2 à 5 places pour usage de tous les jours). Ce sont des solutions plus rapidement réalistes que l'hydrogène dans des véhicules légers qui reste cher pour les particuliers et alors qu'il n'y a quasiment pas de recharge hydrogène et encore moins si vous voyagez dans certains pays plus en retard sur ce point. Ce qui est clair également c'est qu'avec l'hydrogène vous dépendez d'un distributeur et d'un réseau d'entretien, bref vous restez captif. Pas avec l'électrique (qui peut se charger n'importe ou sur une prise ou avec le solaire) et encore moins l'électro-solaire (qui se charge la majeure partie du temps lui-même et en plus fournit de l'électricité à tout habitat ou activité ou pour la recharge de véhicules électriques. Donc très nets avantages multiples pour l'électro-solaire comparé à l'hydrogène pour les véhicules légers les plus courants. Sans parler de la consommation d'eau des véhicules hydrogène. Bref on ne peut pas transgresser les lois physiques et énergétiques car c'est à nouveau gaspiller l'énergie et les ressources et au final générer en plus des frais.
a écrit le 02/10/2018 à 22:17 :
250km d'autonomie"théorique", 150 en conditions normales et pas au Tibet!
Combien d'arrêts et donc de temps pour aller de Pekin à Hong Kong?
Une vie? Voilà de quoi ne pas s'ennuyer!
a écrit le 02/10/2018 à 19:40 :
Vous oubliez 2 points non négligeable : pour les gens qui vivent en appartement, l'électrique n'a aucun avenir sauf à mettre des bornes de recharge sur 20 à 30 % des places de parking, ce qui est inenvisageable. Par ailleurs, pour les personnes qui partent en vacances loin ou qui font des milliers de kilomètres par an pour leur travail, l'électrique même avec 500 km d'autonomie n'est pas envisageable (et on est encore très loin des 500 km d'autonomie réelle).
À titre personnel mon travail me force à vivre dans 2 appartements distants de plus de 150 km, à faire 25 000 à 30 000 km par an pour mon travail. Je n'ai pas de borne de recharge à moins de 20 minutes à pieds de chez moi.
Enfin je pars en vacances à 2 000 km et je ne peux pas descendre en 5 jours de route (en rechargeant une batterie tous les 350 km pendant 2 ou 3 heures), je ne peux pas non plus mettre mes animaux dans un avion... l'avenir c'est l'hydrogène... certes son efficience énergétique est légèrement plus faible mais l'autonomie, le temps nécessaire pour faire un plein, et l'existence d'infrastructures existantes (les stations services) sont des atouts inégalables à date parlés batteries électriques. Par ailleurs l'hydrogène peut-être être produit aisément par des énergies renouvelables et ne pose pas le problème du stockage de l'électricité... En attendant des solutions réalistes, je suis comme 2 français sur 3 obligés de continuer à rouler en diesel ou en hybride rechargeable... et obliger de payer toujours plus cher mes déplacements pro.
a écrit le 02/10/2018 à 17:49 :
les français doivent attendre ... combien de temps pour avoir ces véhicules...ont pourra toujours se retourner sur les véhicules étranger..
a écrit le 02/10/2018 à 17:01 :
C'est donc pour cela que les chinois construisent des centaines de centrales au charbon, pour que Renault puisse vendre ses VE
drôle de conception de l'écologie
Réponse de le 02/10/2018 à 22:20 :
Excellent, vous lisez donc" Futura "vous aussi?
a écrit le 02/10/2018 à 14:56 :
Que Renault nous fasse des voitures hybrides rechargeables avec un moteur thermique au flex fuel.
L'E80 est a moins de 0.70€ le litre, soit moitié moins cher que l'essence E10-85
a écrit le 02/10/2018 à 13:34 :
Attendons l'hydrogène . La batterie c'est idiot hors des grandes villes . La batterie n'à rien d'écologique et son prix est exorbitant
Réponse de le 02/10/2018 à 15:33 :
Sauf que l'hydrogène entraîne des pertes depuis l'électrolyse jusqu'à son transport à la pile à combustible et que cette dernière dans un véhicule a au mieux un rendement de 65% mais le bilan global du "puits à la roue" + "réservoir à al roue" est bien moindre que l'électrique. Dès lors l'hydrogène n'a pas vraiment de sens pour les véhicules légers alors que les batteries évoluent, leur autonomie augmente régulièrement comme les matériaux de substitution et le Li-ion entre autres est déjà amplement recyclable. L'électro-solaire a incontestablement le meilleur bilan qui soit pour les véhicules légers (tant en moindre énergie que ressources) et on commence heureusement à s'en rendre compte mais comme çà ne consomme pas çà dérange les marchands de pétroles et de véhicules thermiques qui comme c'est vérifié continuent de vendre du thermique plutôt que de l'électrique dans les réseaux. L'hydrogène c'est bien mieux de par sa légèreté pour les camions et transports lourds longues distances sinon c'est beaucoup de perte. En plus il est plus facile de recharger un véhicule électrique ou mieux encore électro-solaire chez soit ou au bureau que d'avoir une station hydrogène à la place de panneaux solaire ou solaires hybrides (PV + thermique = chauffage + ECS + froid etc) et un réseau hydrogène çà coûte et s'ajoute en plus des bornes de recharges donc gaspillage d'argent et de ressources.
a écrit le 02/10/2018 à 13:21 :
Renault a, ou avait, une longueur d'avance dans le domaine du VE, depuis longtemps, mais il est bien connu qu'il ne faut pas avoir raison trop tôt. La technologie a reçu peu de soutiens, paradoxalement dans un pays qui a tout misé sur la fée électricité et qui disposait pendant longtemps de surcapacités. Il est vrai que les rentrées fiscales et les intérêts sont ailleurs et souvent contradictoires.
L'important est le potentiel du marché actuel et futur et les perspectives sont encourageantes et ont été analysées par France Strategie, du moins pour la Chine, puisque le marché de masse est làbas (https://www.actu-environnement.com/ae/news/Chine-espere-renverser-leaders-mondiaux-automobile-vehicules-electriques-32093.php4).

La caractéristique de l’électrique c'est qu'il accélère extrêmement vite, plus vite que le thermique et que l'on risque de rester sur place. Dans le secteur du VE et celui des batteries on peut déplorer le manque de proactivité au niveau UE. Heureusement les constructeurs européens disposent de ressources et peuvent investir massivement, comme cela semble aussi être la volonté des constructeurs Allemands.

On souhaite la réussite à Renault et qu'il montre l'exemple dans l’électrique en réalisant une percée sur un marché de masse grâce à un excellent rapport qualité/prix, tout comme il l'a fait pour son autre marque.
a écrit le 02/10/2018 à 10:32 :
On attend des voitures mieux profilées de moins de 400 kg qui roulent principalement au solaire comme Lightyear One etc pas de lourds véhicules du passé qui consomment toujours trop d'énergie et de ressources. Renatult comme Peugeot ont un temps de retard alors que Bolloré/Bluecar et Hanergy Solar ont signé des accord sur des voitures électro-solaires. Les seules qui peuvent vraiment décarboner les déplacement en plus des autres formes de mobilité. Idem le solaire sur les camions permet d'importantes économies de carburant (environ 25% en particulier dans le domaine frigorifique (voir eNow entre autres). Plus de camions à pile à combustible aussi. Idem pour les tracteur électro-solaire et à hydrogène (New Holland H2) ou biométhane.
a écrit le 02/10/2018 à 9:55 :
Il serait aussi intéressant de lancer une petite bagnole du type ancienne R5 de faible masse, limité à 110 km/h, dépourvue de tous ces gadgets et qui ne consommerait que 2,5 L/100. Cette technologie est sans doute disponible sur étagère.
Réponse de le 02/10/2018 à 11:48 :
Oui mais comme il faut sans arrêt générer de la marge bénéficiaire pour l'actionnaire on ne revient jamais en arrière mais c'est vous qui avez raison.

Quand je vois la nouvelle kalachnikov électrique je me dis que c'est simple et que donc cela ne devrait pas être cher et donc trouver un succès foudroyant.

Bien et pas cher avec l'électrique c'est largement faisable puisque technologie de base mais pas facile dans un monde dicté par les seuls intérêts des propriétaires de capitaux et d'outils de production.

"Kalachnikov, le Russe qui veut concurrencer Tesla" http://www.lefigaro.fr/societes/2018/08/24/20005-20180824ARTFIG00101-kalachnikov-le-russe-qui-veut-concurrencer-tesla.php

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :