Renault: malgré des pertes spectaculaires, Luca de Meo toujours optimiste
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Renault: perte historique de 8 milliards d'euros en 2020 mais rebond au s2
Stephane Mahe
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Renault: perte historique de 8 milliards d'euros en 2020 mais rebond au s2
Stephane Mahe
C'était un exercice complexe pour la direction de Renault. Alors que le groupe tente d'amorcer une nouvelle dynamique interne autour d'un projet enthousiasmant et fédérateur, la publication des résultats financiers pour l'exercice 2020 sont venus rappeler la situation hautement critique du groupe automobile français.
En 2020, Renault a enregistré un chiffre d'affaires en baisse de 22% à 43,5 milliards d'euros (-18% à taux de change constants). Le résultat d'exploitation a basculé en territoire négatif à 2 milliards de pertes, contre 2 milliards de profit en 2019. Plus spectaculaire, le résultat net ressort au niveau historique de 8 milliards d'euros de pertes.
Mais pour Renault, la crise sanitaire a eu des effets inévitables sur un groupe affaibli, et en pleine restructuration. Clotilde Delbos, directrice financière du groupe et qui était également la patronne par interim avant l'arrivée de Luca de Meo le 1er juillet dernier, a concentré ses commentaires sur les très bons résultats du second semestre. Selon elle, ils témoignent des premiers effets du plan d'économies engagé en mai, mais également des premières mesures commerciales, luttant contre les politiques de volumes. Ces mesures ont permis d'améliorer la résilience commerciale de Renault au second semestre, c'est-à-dire au moment de la reprise du marché.
Ainsi, la baisse du chiffre d'affaires est largement contenue sur cette période puisqu'elle est ramenée à 9% (en glissement annuel). Mieux, la marge opérationnelle revient dans le vert à 3,5% (contre -0,8% sur l'ensemble de l'année), soit presque le même niveau qu'au second semestre 2019 qui était, rappelle Clotilde Delbos, un exercice nettement plus critique.
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Ainsi, Renault semble avoir rempli à 60% ses objectifs d'économies de coût dès 2020, contre 30% attendu initialement. Le groupe estime également avoir tiré parti de sa nouvelle politique commerciale qui se veut moins volumétrique, et plus disciplinée en matière de prix. Ainsi, dans un contexte commercial très difficile, Renault est parvenu à augmenter de 4 points son effet prix. Une véritable performance comparé aux très importants effets de change, mais qui ont pu être répercutés sur les prix.
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