Renault revoit ses priorités : le plan Futurama reporté à 2026
Alain-Gabriel Verdevoye
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Piroschka Van De Wouw
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Renault a plongé dans le rouge. Mais le constructeur tricolore n'en est pas directement responsable. Le constructeur tricolore affiche ce jeudi une perte nette (part du groupe) de 11,18 milliards d'euros au premier semestre. La pire de son histoire, pourtant riche en déficits historiques. Mais c'est cette fois à cause de son ancien allié Nissan dont il détient encore 17,05% des titres directement et 18,7% indirectement. Renault annonce un impact total négatif de 11,6 milliards d'euros au titre de Nissan.
Mais, même sans Nissan, le bénéfice net a fondu au premier semestre à 461 millions d'euros, 3,5 fois inférieur à celui de l'an dernier sur la période. La marge opérationnelle recule à 6% (contre 8,1% précédemment). Pour les seules activités automobiles, celle-ci s'établit à 4% à peine (contre 6,6 % au premier semestre 2024). Le résultat d'exploitation de l'automobile a été divisé par deux. En cause, notamment : une part plus faible des ventes de véhicules utilitaires, très rentables, et davantage de véhicules électriques, bien moins profitables.
Le flux de trésorerie a fondu à 47 millions d'euros seulement sur les six mois de 2025 (contre près d'1,3 milliard un an plus tôt). Des résultats peu appréciés par les marchés, même si Renault en avait déjà communiqué les principaux le 15 juillet dernier. Le titre Renault reculait de 2,3% dans les premiers échanges en Bourse ce jeudi, avant de se reprendre. Il n'était plus en baisse que de 1% à 15 heures. Le cours n'en a pas moins baissé de 16% par rapport au 30 juin dernier, de 33% par rapport à fin janvier. La valorisation du groupe, la plus faible des grands constructeurs mondiaux, se traîne à 9,7 milliards d'euros seulement.
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Le directeur financier Duncan Minto, qui fut deux semaines le directeur général intérimaire, prévoit un rebond de la marge opérationnelle au second semestre, qui devrait être alors proche du niveau de la même époque l'an dernier (7,1%). « La rentabilité de Renault demeure une référence dans notre industrie, et nous sommes déterminés à maintenir ce standard », a déclaré ce jeudi François Provost, le nouveau directeur général choisi mercredi par le groupe. C'était sa première apparition publique à ce titre.
Alain-Gabriel Verdevoye