Pour Renault, la rémunération de Mouna Sepehri, une proche de Carlos Ghosn, est "conforme"

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La vice-présidente exécutive du groupe Renault, Mouna Sepehri, lors d'une conférence stratégique le 6 octobre 2017, à Paris.
La vice-présidente exécutive du groupe Renault, Mouna Sepehri, lors d'une conférence stratégique le 6 octobre 2017, à Paris. (Crédits : Reuters)
Selon l'agence Reuters, le complément de salaire de 500.000 euros touché par Mouna Sepehri, proche de Carlos Ghosn et directrice déléguée à la présidence de Renault, n'est pas illégal mais il aurait été réalisé à l'insu du conseil d'administration. Le groupe Renault dénonce, de son côté, des "informations erronées ou présentées de façon tendancieuses", et fustige une "campagne de déstabilisation".

[Article publié le vendredi 11 janvier, mis à jour avec infos de l'AFP et communiqué du groupe Renault]

Selon des documents consultés par les enquêteurs de Reuters, Carlos Ghosn, toujours Pdg du groupe au losange, et l'administrateur de Nissan Greg Kelly, tous deux au coeur de l'enquête japonaise sur des malversations financières qui a ébranlé l'alliance Renault-Nissan, ont approuvé des versements sur plusieurs années pour un total de 500.000 euros à Mouna Sepehri, directrice déléguée à la présidence de Renault et en charge de la gouvernance en tant que secrétaire du conseil d'administration. 

Rien, précisent les enquêteurs de Reuters, ne permet de suggérer que ces paiements effectués par Renault-Nissan BV (RNBV), la holding supervisant l'alliance avec Nissan, aient été illégaux ou qu'ils aient enfreint les règles de gouvernance de Renault-Nissan,  mais, selon l'agence de presse, ils mettent en lumière notamment des problèmes de gouvernance.

Renault fustige "une campagne de déstabilisation"

Dans son communiqué en date du 10 janvier 2019, Renault, réagissant à la parution d'informations de presse sur ces rémunérations, avait dénoncé jeudi une "mise en cause d'un membre dirigeant du Groupe Renault qui s'insère dans une campagne de déstabilisation délibérément orchestrée".

Selon une source proche du dossier citée par Reuters et corroborée par l'AFP, Mouna Sepehri "est la seule des neuf administrateurs à avoir reçu une rémunération payée directement par la société Renault-Nissan BV (RNBV)", la holding néerlandaise chapeautant le partenariat entre les constructeurs automobiles français et japonais.

Chez le constructeur français, on souligne selon l'AFP qu' "il y a d'autres cadres de Renault et de Nissan qui, dans le cadre de missions spécifiques pour l'Alliance, touchent des indemnités de (sa) part".

Une rémunération qui n'avait encore jamais été rendue publique

Mouna Sepehri n'a pas répondu aux demandes de commentaires des enquêteurs Reuters, précise l'agence de presse. L'agence ajoute que Renault a refusé de commenter directement la rémunération versée par RNBV à Mouna Sepehri en tant que membre du conseil d'administration de la holding néerlandaise, rémunération qui n'avait encore jamais été rendue publique.

Mais un porte-parole de Renault a cependant fait une déclaration par courriel pour protester contre ces révélations:

"Les rémunérations individuelles, bien que justifiées, ne font pas l'objet de publication, conformément au droit" (...) "Renault s'indignerait que la rémunération d'un de ses cadres dirigeants fasse l'objet d'une publication nominative et rappelle qu'elle constitue une information à caractère personnel."

Au coeur des négociations pour la création de l'alliance Renault-Nissan

Avocate de formation, Mouna Sepehri, qui a rejoint Renault dès 1996, fut au coeur des négociations pour la création de l'alliance avec Nissan en 1999, le rachat de Dacia et l'élargissement de l'alliance à Daimler. En 2011, elle devient directrice déléguée à la présidence de Renault, supervisant la direction juridique, la direction des affaires publiques et la direction de la communication. Elle siège actuellement au conseil d'administration de RNBV avec neuf autres dirigeants de Renault et Nissan.

Selon les minutes dont l'AFP a également eu copie, lors d'une réunion du comité de gouvernance, des nominations et des rémunérations de RNBV, en date du 26 mars 2013, Carlos Ghosn et son bras droit, Greg Kelly, les deux seuls membres présents de cette instance, ont approuvé la mise en place d'une rémunération pour Mme Sepehri, nouvelle membre du directoire.

Pour l'ensemble de l'année 2013, expliquent Reuters et l'AFP, cette rémunération s'est établie à 200.000 euros, répartis en un paiement immédiat de 125.000 euros et des versements mensuels de 8.333 euros, d'après ce compte-rendu portant uniquement deux signatures, celles de MM. Ghosn et Kelly.

Un courrier de Renault-Nissan BV adressé à la responsable, daté du 17 novembre 2014 et consulté par l'AFP, confirme le paiement de cette somme moins une retenue fiscale de près de 70.000 euros. Idem pour 2014, 2015 et 2016, années pour lesquelles Mme Sepehri a reçu une rétribution avant retenue fiscale de quelque 100.000 euros à chaque fois, selon des courriers similaires.

Rémunérations : Renault conclut à "l'absence de fraude" (pour 2017-2018)

Renault a rappelé dans son communiqué que son conseil d'administration, qui se réunissait jeudi soir au siège parisien, avait conclu à "l'absence de fraude" sur la rémunération des principaux dirigeants du groupe, y compris celle de Mouna Sepehri.

Cette réunion au siège du groupe français, visait à faire "un point d'avancement sur l'enquête interne" lancée par Renault pour vérifier les rémunérations de M. Ghosn au sein du constructeur français. Cette "mission de vérification" portait cependant seulement sur les années 2017-2018 à ce stade.

"Conformément à la saisine initiale, la mission se poursuivra sur les exercices antérieurs", ajoute d'ailleurs Renault.

Ces informations sur Mme Sepehri sortent au moment où Carlos Ghosn est inculpé au Japon pour abus de confiance et minoration de déclarations de revenus aux autorités boursières sur huit années. Arrêté le 19 novembre à Tokyo, dans le cadre d'une enquête du parquet déclenchée à la suite d'éléments transmis par Nissan, il est incarcéré depuis dans un centre de détention de la capitale japonaise.

Il a été limogé de la présidence du conseil d'administration de Nissan et de Mitsubishi Motors mais demeure Pdg de Renault.

Le gouvernement français met la pression sur la transparence

La semaine dernière, le gouvernement français a demandé à la direction de Renault de s'expliquer sur des rémunérations qui auraient été versées à de hauts cadres de l'entreprise à travers la holding néerlandaise RNBV.

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a déclaré dimanche que l'Etat français, principal actionnaire du constructeur, avait réclamé des informations et de la transparence sur les rémunérations versées par la holding.

"Je veux savoir à qui ces rémunérations ont été versées, si elles ont bien été déclarées, si elles correspondent à un service rendu, et donc si (...) le conseil d'administration de Renault et les actionnaires de Renault ont bien été informés de ces rémunérations", a-t-il déclaré.

Il poursuivait:

"Vous voyez que nous suivons ce sujet au jour le jour, avec un souci principal: la pérennité de l'alliance et la solidité de Renault."

Le scandale qui éclabousse Carlos Ghosn et Greg Kelly a ébranlé l'alliance Renault-Nissan, déjà fragile en raison d'un déséquilibre structurel mal vécu au Japon - Renault détient 43,4% de Nissan, et Nissan 15% seulement de Renault, sans droit de vote.

Et si Nissan et Mitsubishi ont tous deux limogé Carlos Ghosn de ses fonctions de président, Renault ne leur a pour le moment pas emboîté le pas. Le groupe français a opté pour une direction intérimaire, le directeur général adjoint endossant le costume de directeur général, mais tout en maintenant Carlos Ghosn dans ses fonctions de PDG.

Contrôle de la communication, des affaires juridiques et publiques

Des membres du conseil d'administration de Renault, où l'État français comptent deux représentants, disent attendre de se voir donner un accès intégral aux conclusions de l'enquête de Nissan, réservées pour l'heure aux avocats qui dépendent de Mouna Sepehri.

De par ses fonctions, elle contrôle la communication, les affaires juridiques et publiques, ainsi que le flux d'information destiné au conseil. Renault explique ces restrictions d'accès par une exigence de confidentialité judiciaire.

"Mme Sepehri occupe une fonction classique de secrétariat général", a déclaré le groupe, ajoutant qu'il s'appuie "sur l'opinion de ses avocats et de ses conseils" dans sa manière d'appréhender ce qui émane de l'enquête de Nissan.

La CGT dénonce un fonctionnement "opaque"

Mouna Sepehri a rejoint Renault en 1996 comme directrice juridique adjointe. Trois ans plus tard, elle a participé aux négociations avec un Nissan alors en quasi-faillite, dont le sauvetage express a forgé la légende de Carlos Ghosn. Encore trois ans plus tard, en 2002, Renault-Nissan BV fut fondée comme une organisation de management co-financée pour accompagner l'approfondissement de l'alliance franco-nippone.

La CGT, représentée au conseil d'administration de Renault, a déclaré récemment avoir contacté Bercy pour dénoncer un fonctionnement "opaque (qui) nourrit jour après jour beaucoup d'interrogations." Le syndicat citait des paiements à un dirigeant, sans préciser son nom.

En réponse, le gouvernement a adressé le 4 janvier à Renault une lettre pour lui demander des détails sur les éventuels versements à des dirigeants via la holding néerlandaise qui n'auraient pas été rendus publics.

Carlos Ghosn et Greg Kelly ont convenu le 26 mars 2013 que RNBV verserait 125.000 euros immédiatement à Mouna Sepehri, puis des mensualités totalisant sur une année 100.000 euros, selon le compte-rendu accompagnant leur décision.

Les deux hommes se sont retrouvés ce jour-là au sein du comité de la gouvernance, des nominations et de la rémunération du conseil de RNBV. En vertu des règles de fonctionnement, Mouna Sepehri, troisième membre du comité, ne pouvait être présente.

Quatre relevés annuels émis par RNBV confirment les paiements qui ont suivi, minorés d'une retenue fiscale néerlandaise. Tous les administrateurs de RNBV sont des managers salariés de Renault ou Nissan, mais Mouna Sepehri est la seule à avoir reçu une rémunération supplémentaire pour son rôle au conseil de la holding.

Renault implique Hiroto Saikawa, le tombeur du Pdg de Renault

Dans sa réponse à Reuters, Renault a déclaré que le conseil d'administration de RNBV (où siègent aussi Carlos Ghosn, Thierry Bolloré et le directeur général de Nissan Hiroto Saikawa) a été informé de la rémunération de ses membres.

"Le rapport de gestion de RNBV, validé par son directoire et les commissaires aux comptes, comporte les informations relatives aux rémunérations de ses dirigeants", a déclaré Renault.

Selon un haut dirigeant de l'alliance qui a eu accès aux rapports annuels, les autres administrateurs de RNBV n'ont pas su toutefois qui a reçu les 100.000 euros décrits seulement comme rémunération aux "membres du conseil".

"Il n'y a pas eu de décision officielle du conseil d'administration sur cette rémunération", a dit la source sous couvert d'anonymat. D'autres dirigeants de l'alliance et administrateurs de RNBV ont refusé de faire un commentaire.

"Dans une bonne gouvernance, la proposition du comité doit toujours être validée par le conseil d'administration dans son ensemble", estime Loïc Dessaint de Proxinvest. "Et le fait qu'il n'y en ait qu'une parmi les administrateurs qui ait une rémunération, ça c'est très troublant."

(Avec Reuters et AFP)

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a écrit le 14/01/2019 à 14:44 :
Quand je pense que la twingo avait l'antenne sur le retro pour economiser la longueur du cable qui va jusqu'au toit ! S'ils étaient aussi généreux dans la recherche de fournitures à mettre dans leurs voitures , nul doute que Renault dépasserait les meilleurs en qualité et en fiabilité.
a écrit le 14/01/2019 à 10:19 :
Tous ces grands dirigeants (qui s'appuie surtout sur le travail de leur collaborateurs directs pour briller) vont ensuite faire la leçon aux salariés ouvriers et cadres moyens. Leur dire qu'il faut se serrer la ceinture. Faire des économies... Conseils qu'évidemment ils ne s'appliquent pas à eux même
a écrit le 13/01/2019 à 13:06 :
Il est clair que M.Ghosn est l'otage des japonais, et qu'il ne sortira de prison que lorsqu'ils auront obtenu le contrôle de Nissan. Il est étrange que le gouvernement français ne défende pas les droits de Renault et les droits élémentaires de M.Ghosn, retenu comme un malfrat dans les geôles japonaises. Les dégâts sont aussi importants pour le Japon, qui met en lumière les caractéristiques de son système pénal. Plus d'un investisseur hésitera dorénavant à aller au Japon. Bien triste affaire.
Réponse de le 13/01/2019 à 21:52 :
On en apprend tous les jours sur Ghosn ...
Ce type a vampirisé les entreprises qu'il dirige a son profit.

Il ne pense même plus à la stratégie des groupes, ce qui l'intéresse, c'est de savoir comment il peut mettre en place un siphonnage pour s'enrichir sans que cela ne transparaisse.

D'ou cette nouvelle structure, pendant de RNBV, nommée NMBV, créée en 2017, et depuis laquelle il a "pompé" 7 millions d'euros, à l'insu des patrons de Nissan et Mitsubishi, pas même informés ... info de la Tribune il y a 4 heures de cela !

Il n'est pas l'otage des japonais, il est l'otage de ses propres comportements de despote industriel.

Il y a moins d'un an, il démentait un système de superbonus mis en place via les Pays Bas pour lui fournir un complément de rémunération.

Tout stratège qu'il fût, il s'est brûlé les ailes par son avidité et sa voracité d'argent. Plaignez le si ça vous chante, perso, je pense qu'il a ce qu'il mérite.
Réponse de le 15/01/2019 à 3:35 :
Chaque pays a son système judiciaire et ses prisons..si on triche dans ce pays,on subit ses lois,,donc rien à commenter sur le système japonais,, fallait y penser avant de tricher avec le fisc japonais.desolé.
a écrit le 12/01/2019 à 11:35 :
18000 euros par mois pour un dirigeant exécutif membre du directoire d'un groupe industriel mondial dont le chiffre d'affaires est de 45 milliards d'euros et le bénéfice de 5 milliards paraît plus que raisonnable à l'échelle internationale sur laquelle les salaires sont 4 fois plus élevés. Et seulement 20% plus élevé que le salaire d'un très haut fonctionnaire de la RF.
Réponse de le 14/01/2019 à 10:21 :
Ces 18 000 euros mensuels dont vous parlez n'étaient qu'un "complément" de salaire. On vous laisse imaginer ce qu'était le salaire de base...
a écrit le 12/01/2019 à 10:32 :
Le voyage au japon de Carlos risque de durée pas mal de temps.
a écrit le 12/01/2019 à 9:28 :
Il est grand temps que les Français se montrent plus déterminés à se défendre contre cette offensive japonaise et fassent valoir aussi leur point de vue... Ce n'est pas en infligeant un traitement de voyous à Carlos GHOSN que l'Etat de droit va progresser au Japon et dans la culture japonaise. Il faut ouvrir une nouvelle ère Meiji au Japon, en ce qui concerne cette fois le respect des droits et libertés individuelles.Parce que là, on se croirait revenu à l'époque de Pearl Harboor, les armes en moins....
Réponse de le 12/01/2019 à 9:43 :
Correct et aussi tournez une page sur le gaspillage de ce pognon de dingue souvent distribué à des seconds couteaux qui aujourd'hui semblent à la ramasse..
a écrit le 12/01/2019 à 9:19 :
Renault considère qu'il n'y a pas eu fraude, mais ce n'est pas à Renault de considérer si fraude il y a eut, c'est à la justice de s'exprimer sur la régularité de la rémunération selon les règles de l'entreprise et des lois en vigueur... étrange comportement qui consiste à être juge et partie. On a vu ou cela menait dans la soi-disant affaire d'espionnage, toute l'incompétence d'une entreprise qui s'est planté dans son diagnostique, aveuglée par l’enquêteur en chef CG... Que Renault fasse de bonnes voitures et ce sera déjà très bien.
a écrit le 12/01/2019 à 9:13 :
....ça paye bien la promotion canapé !
a écrit le 11/01/2019 à 20:15 :
a SIGLES pendent que CARLOS graisse ses copains et maîtresses avec des millions euros , les ouvriers de chez Renault trimes pou un SMIC . Mr GHOSN est un magouilleur sans patrie il a rien de Français a part la nationalité
a écrit le 11/01/2019 à 18:35 :
Le comportement des ces hauts dirigeants est répugnant. Ils se goinfrent d'argent, en donnent sans compter à leurs proches, amants et maîtresses. Que Carlos Ghosn croupisse en prison pendant des années. Ce sont des gens comme lui qui en poussent d'autres à la révolte...
Réponse de le 11/01/2019 à 19:59 :
Attendons peut-être qu'il soit jugé avant de le fustiger non ?
On oublie un peu trop vite la présomption d'innocence...
a écrit le 11/01/2019 à 16:39 :
image renault terni ! heureusement il reste maintenant citroen !
a écrit le 11/01/2019 à 16:01 :
Le journalisme français en action. Plutôt que de défendre les procédés scandaleux employés par les japonais pour prendre le contrôle de l'alliance Renault Nissan, les français essayent encore plus d'enfoncer la direction de Renault.... suivis en cela par des milliers de haters qui se gargarisent du sujet et s'en donnent à cœur joie.

Soyons sans crainte, les américains nous ont piqués les turbines d'Alstom avec des procédés identiques. Bientôt comme beaucoup d'autres, Renault ne sera plus français et ses salariés pleureront sur leur emplois déchus. Nos industries périssent mais pas de problème continuons à être les grands naïfs de la mondialisation....
Réponse de le 11/01/2019 à 16:23 :
sans blague ? on devrait applaudir les magouilles de dirigeants car c est une societe francaise ? comment voulez vous avoir un societe qui fonctionne si le haut de celle ci ne pense qu a truander et sait qu elle ne risque rien si elle se fait prendre la main dans le pot de confiture ? vous voulez qu on ressemble au bresil ou l argentine ?


PS: dans le cas d alstom, ca a ete une super operation pour GE. Ils ont achete cher en haut de cycle. maintenant ils doivent encaisser les pertes et licencier. et le PDG qui a lance el rachat a ete viré ....
Réponse de le 11/01/2019 à 17:32 :
Ben voyons ! toujours ce fameux complot des japonais. Pourquoi un procédé scandaleux ? la justice japonaise fait son travail selon les lois en vigueur dans ce pays. Ne vous inquiétez pas les révélations sur la gouvernance et les malversations chez Renault et Nissan sortiront dans les médias. Le fait que le siège de l'Alliance soit domiciliée au Pays-bas ne peux que alimenter les suspicions de fraude. Nissan a enquêté en interne et transmis ses conclusions à la justice, pas du tout certain que ce sera la même chose en France. Si l'on suit certains commentaires comme c'est Renault on ne doit donner aucune suite à tous ces soupçons quo s'accumulent..
Réponse de le 11/01/2019 à 19:37 :
Le travail d’un vrai journaliste c’est d’enquêter ,de rechercher la vérité....même si c’est dangereux,même si cela peut avoir un incidence sur sa carrière......chapeau,et a propos aux US ,il y en a qui font le job.....accessoirement ca peut nous eviter les gj
Réponse de le 12/01/2019 à 5:59 :
A Sigles.
L'entre-soi, vous connaissez ? Ces gens se croient en general au dessus du vulgum pecus. Pour eux tout est permis.
Ghosn a ete pris les doigts dans la confiture. Il va etre condamne a bouffer des suchis pour un bon moment.
Réponse de le 13/01/2019 à 23:42 :
Même si le bon Carlos a un tantinet exagéré il reste évident que c'est purement une affaire politique.
Nissan veut reprendre son contrôle avec l'aide de l'état japonais.
On peut dire ce qu'on veut et dire que ce qui lui arrive est ben fait quand les Renault ne seront plus faites en France ,on entendra ceux qui se lamentent de goshn aujourdh'ui se lamenter de nissan.
Il vaut mieux passer sur ce qu'il a ( peut être) fait et défendre renault
a écrit le 11/01/2019 à 15:43 :
On attends avec impatience les perroquets crédules qui ont avalé la théorie fumeuse du complot Nissan. Théorie venue de ceux là même qui haranguent les complotistes à longueur d'année... Pense comme je dis mais pas comme je pense...
a écrit le 11/01/2019 à 15:31 :
une directrice en charge de la gouvernance pour les autres!
ils ne valent pas mieux que ceux qui votent des impots pour les autres pour financer genereusement l'etat et la secu, mais en prenant soin de s'autodispenser du paiement du meme impot........
a écrit le 11/01/2019 à 15:18 :
Si j'ai bien compris M. Ghosn a demandé à Renault de verser 500 000 € à cette dame car elle lui arrangeait des circuits opaques pour ses propres rémunérations ?
Et Renault prétend que tout cela est légal ?
Et l'état actionnaire ? Qu'attend il pour réclamer au moins l'ouverture d'une enquête préliminaire ?

C'est vrai qu'il a d'autres soucis en ce moment...
a écrit le 11/01/2019 à 14:33 :
Finalement les Japonais n'ont pas eu tort d'arrêter Carlos. Le plus troublant, c'est le laxisme de la justice française qui a fermé les yeux sur le sujet...
Réponse de le 13/01/2019 à 11:57 :
A Louis.
Les loups ne se mangent pas entre eux.
La mafia en col blanc.
a écrit le 11/01/2019 à 14:20 :
"une fidèle de Ghosn aurait reçu 500.000 euros à l'insu du conseil d'administration de Renault"....à l'insu !!!!...ou à l'issue ???...lapsus on ne peut plus révélateur!
Réponse de le 11/01/2019 à 15:45 :
Non! C'est bien 'à l'insu', ce qui signifie que le conseil d'administration n'était pas au courant à qui était destiné ces versements.
Réponse de le 11/01/2019 à 19:59 :
non vous avez bien lu : à l'insu. Le dico : "À l'insu de quelqu'un, sans qu'il s'en doute, en échappant à son attention"
Réponse de le 11/01/2019 à 20:01 :
@laguna > non, vous avez bien lu : à l'insu. Le dico : "À l'insu de quelqu'un, sans qu'il s'en doute, en échappant à son attention"
a écrit le 11/01/2019 à 13:49 :
On commence à comprendre pourquoi on paye les bagnoles si chères en sommes hein, pots de vins par ci, conflits d'intérêts par la, marges bénéficiaires abusives et au final une compromission généralisée.

Avec VW qui, entre nombreuses autres magouilles, achète des femmes à ses cadres supérieurs pour les récompenser on peut se dire qu'en effet il serait peut-être temps de se débarrasser de la voiture mais pas surtout à cause de la pollution environnementale finalement.
a écrit le 11/01/2019 à 12:55 :
Ghosn n'est qu'un mercenaire qui aime à s'entourer de mercenaires!
Seuls les actionnaires devraient décider du niveau des rémunérations des dirigeants!
Tous les dirigeants d'entreprises exerçant dans notre pays et membres de conseils d'administration devraient avoir obligation de résider physiquement et fiscalement en France!
Enfin, ni l'état, ni les entreprises ne devraient être autoriser à manipuler de l'argent liquide, seules les personnes physiques devraient avoir ce droit!
a écrit le 11/01/2019 à 12:36 :
Je crains que ce ne soit le début de la fin pour un groupe qui cumulait plusieurs curiosités et complexités dues à "non nationalité"; dommage pour son PDG, ses salariés, le groupe et le monde qui profitait de ses investissements et de ses productions. Sans doute est-il né trop tôt.
a écrit le 11/01/2019 à 12:27 :
ces biens ce genre de legalite qui exaspere les Français
bien que legalise par nos polititiens dans un monde ou la fourberie de la mondialisation ne sert qu'a une minorite . avec la complicite de la justice qui valide
tous les ecarts de gestion de la finance
Réponse de le 11/01/2019 à 16:52 :
Je n'ai rien compris à votre commentaire... Pouvez vous apporter des éléments tangibles ?

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