Stellantis : Carlos Tavares inflexible sur la réduction des coûts
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Carlos Tavares n'écarte pas la possibilité de prendre sa retraite en janvier 2026, à la fin de son mandat.
Reuters
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Carlos Tavares n'écarte pas la possibilité de prendre sa retraite en janvier 2026, à la fin de son mandat.
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Certains l'accusent d'être allé trop loin dans la réduction des coûts. Lui considère qu'il n'a pas le choix. En visite ce jeudi à l'usine historique de PSA à Sochaux, la plus grande de Stellantis en France avec près de 6.000 employés, Carlos Tavares a balayé les critiques sur sa stratégie. A ses yeux, le géant franco-italo-américain a réussi sa mue vers l'électrification de l'automobile. En témoigne, selon lui, la transformation en « seulement 5 ans » de l'usine de Sochaux, qui produit 840 SUV Peugeot 3008 et 5008 par jour, dont 30% en version électrique. Désormais, le dirigeant à la réputation bien établie de « cost killer », affirme vouloir poursuivre dans cette voie.
« Si nous faisons de gros efforts sur les coûts, c'est uniquement pour servir nos clients qui veulent acheter des véhicules électriques au même prix que les thermiques », a-t-il exprimé. L'entreprise n'a pas, selon lui, d'autres possibilités. « Sinon nous mettrions en danger la pérennité de l'entreprise », a-t-il prévenu.
Carlos Tavares affirme que dans l'électrique, Stellantis est aujourd'hui confronté à « des surcoûts de 40% » liés « à la réglementation » - avec l'objectif européen de ne plus vendre de véhicules thermiques en 2035 -, à laquelle il faut ajouter « l'hyperconcurrence » chinoise. De quoi justifier la poursuite de sa croisade contre les coûts. « Le management n'a pas peur d'être impopulaire », a-t-il lancé, concédant que cette politique aboutit parfois à des « maladresses » ou des « tensions ».
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A l'instar de ses homologues sur le Vieux Continent, Stellantis souffre aujourd'hui d'une forte baisse des ventes, marquée par un désamour des consommateurs pour l'électrique. Dans l'Hexagone, le constructeur a vu ses immatriculation fondre de 14% au mois de septembre, à 47.500 unités, selon la Plateforme automobile (PFA). Outre ses difficultés en Europe, Stellantis a essuyé de sérieux revers aux Etats-Unis, un marché considéré comme la « cash machine » du groupe. Ce lundi, Stellantis a émis un « profit warning » sur ses résultats annuels, précisant qu'il ne misait plus que sur une marge opérationnelle comprise entre 5,5% et 7%. « C'est un avertissement sérieux », a affirmé Carlos Tavares ce jeudi. Il faut dire qu'on est bien loin de l'objectif d'« une marge à deux chiffres », que le dirigeant avait pourtant réaffirmé deux mois plus tôt...