Stellantis rogne sa prévision de marge et glace les investisseurs
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Carlos Tavares, patron de Stellantis.
REMO CASILLI
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Carlos Tavares, patron de Stellantis.
REMO CASILLI
C'était le 25 juillet dernier. Ce jour-là, Stellantis a fait état d'une forte dégringolade de ses ventes au titre du premier semestre. Sur la période, le constructeur franco-italo-américain s'est toutefois félicité d'avoir préservé une marge opérationnelle à 10% du chiffre d'affaires, grâce à sa politique de forte réduction des coûts. Carlos Tavares, le patron de Stellantis, a, à cette occasion, rappelé son « engagement auprès des investisseurs » de « maintenir une marge opérationnelle à deux chiffres ».
Deux mois plus tard, patatras. Ce lundi matin, juste avant l'ouverture des marchés, le constructeur a averti qu'il révisait à la baisse ses objectifs financiers et ses perspectives. Pour l'exercice en cours, il ne prévoit plus qu'une marge opérationnelle courante comprise entre 5,5% et 7%.
Pour les investisseurs comme pour les analystes financiers, c'est la douche froide. « L'ampleur de cette réduction constitue un choc », confirme Michael Foundoukidis, analyste chez Oddo BHF.
Le timing de l'annonce interpelle Michael Foundoukidis. Celui-ci rappelle notamment qu'« il y a moins d'une semaine », Natalie Knight, la directrice financière de Stellantis, a qualifié d'« ambitieuses », les prévisions du groupe pour l'année fiscale en cours... Même son de cloche pour les analystes d'UBS.
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Stellantis pâtit de la morosité du marché de l'automobile en Europe, où ses ventes ont baissé de 6% au premier semestre. Mais c'est surtout en Amérique du Nord, son marché phare, où il essuie de sérieux revers, avec un chiffre d'affaires en chute de pas moins de 18%.
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