Stellantis lancera des voitures à moins de 15 000 euros, si Bruxelles assouplit les normes
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(Photo d'illustration.)
Yves Herman
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Le retour des voitures pas chères ? C'est ce que propose carrément Jean-Philippe Imparato, directeur Europe de Stellantis au Salon de l'auto de Munich (8 au 14 septembre). La priorité immédiate n'est plus à la montée en gamme. Mais à la relance des marchés et donc au sauvetage de l'industrie automobile européenne. Alors, va pour les petites voitures populaires. Mais à condition que Bruxelles accepte de modifier la réglementation. « Nous demandons que les petites voitures à moins de 15 000 euros, hybrides ou électriques, puissent bénéficier de normes moins contraignantes, quitte à ce que la puissance et la vitesse soient limitées, pourquoi pas à 110 kilomètres heure ? », détaille à La Tribune cet ancien du groupe PSA et bras droit de l'ex-directeur général Carlos Tavares.
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Né de la fusion début 2021 de PSA et Fiat Chrysler, Stellantis propose que ces véhicules populaires soient vendables « avec les normes de sécurité de 2018 qui étaient déjà très exigeantes ». Le dirigeant poursuit : « En 2019, il y avait 49 modèles proposés en Europe à moins de 15 000 euros, aujourd'hui il n'y en a plus qu'un [ le Dacia Sandero]. » Objectif : « Recréer le segment A [mini-véhicules d'entrée de gamme] qui a disparu. » Une manière de redynamiser un marché auto en berne. Les immatriculations de voitures dans l'Union n'ont pas dépassé 10,6 millions d'unités l'an passé, contre 15,3 % en 2019, avant la crise sanitaire. Stellantis s'engage à fabriquer ces modèles en Europe. À une autre condition sine qua non : que Bruxelles impose un contenu local européen minimum... Faute de quoi, les concurrents chinois s'engouffreraient évidemment dans la brèche. « On peut réaliser des marges » sur ces petites voitures, insiste Jean-Philippe Imparato.