Voiture autonome : Google Car fait bande à part

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Bien des trajets ont été réalisés après le premier voyage d'une voiture autonome sans conducteur, qui remonte à octobre 2015.
Bien des trajets ont été réalisés après le premier voyage d'une voiture autonome sans conducteur, qui remonte à octobre 2015. (Crédits : Youtube/Waymo. Capture d'écran.)
Le projet du X-Lab de Google sera développé dans une filiale dédiée. Son patron, John Kracfik, vise notamment le covoiturage.

Ne l'appelez plus Google Car. Après avoir développé pendant près de huit ans le projet de voiture autonome au sein de son X-Lab, Alphabet, la maison-mère de Google, a décidé de créer une filiale à part entière pour ses voitures sans chauffeur. C'est le sous nom de Waymo que la nouvelle entité évoluera désormais, comme l'explique son directeur général John Kracfik, dans une note de blog postée sur le site participatif Medium.

"Depuis 2009, nos prototypes ont passé l'équivalent de 300 ans à conduire sur la route et nous avons conduit l'industrie d'un endroit où les voitures autonomes semblent être de la science-fiction à un où les urbanistes du monde entiers conçoivent pour un avenir de conduite autonome."

Soulignant l'accomplissement qu'a été le premier voyage automobile entièrement autonome (sans pilote interne pour s'assurer du bon fonctionnement) réalisé le 20 octobre 2015, John Kracfik dresse la liste de toutes les difficultés en conduite que peuvent désormais affronter les voitures autonomes grâce notamment aux 2 millions de miles (3,2 millions de kilomètres), dont la moitié en simulations : route à quatre voies, passage d'un véhicule d'urgence ou même simplement "anticiper les choses improbables que les humains font sur la route".

Bientôt du covoiturage en Google Car ?

Dans une interview accordée à Wired et parue ce mercredi, l'ancien directeur général du constructeur automobile Hyundai, qui a rejoint en septembre 2015 le projet Google Car, a notamment souligné les usages futures des voitures sans conducteur : "Covoiturage, transport routier, logistique ou même la vente de véhicules à des consommateurs individuels", comme l'écrit le magazine spécialisé.

C'est d'ailleurs pour faire du covoiturage que Google se serait allié avec Fiat Chrysler, selon des sources proches du dossier citées par Bloomberg. La firme de Moutain View déploierait en ce sens des minivans Chrysler Pacifica dans une version semi-autonome d'ici à fin 2017. Ces informations concordent avec les révélations apportées en début de semaine par le média spécialisé dans les nouvelles technologies The Information, selon qui Alphabet aurait mis un frein au développement de voiture complètement autonome "sans volant ou pédales", du moins pour le moment.

Alors que de plus en plus d'entreprises high-tech se tournent vers la voiture autonome -  Apple notamment s'y intéresse même si l'entreprise garde notoirement secret tout développement -, le covoiturage et le partage de voitures sont les pistes de développement les plus prisées pour l'heure. Outre Uber, qui a signé un partenariat à 300 millions de dollars avec Volvo pour développer la voiture autonome, le fabricant de voitures Tesla semble également prendre ce chemin, s'orientant vers son propre réseau de partage d'automobiles.

     | Lire Tesla ne veut pas que ses voitures autonomes servent à Uber et consorts

Mais au jeu du premier sur le marché, les géants américains se sont fait damer le pion cet été par la société singapourienne nuTonomi, qui a lancé le premier service de taxis autonome au monde. Un retard que Google Car, pardon, Waymo, compte bien combler en volant de ses propres ailes.

 >> Pour aller plus loin Mythes et réalités de la voiture autonome

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Commentaires
a écrit le 15/12/2016 à 15:06 :
Ils l'ont emprunté à un manège?

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