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Automobile : les ventes repartent légèrement à la hausse mais restent encore loin des niveaux d'avant-crise

latribune.fr

Publié le 03 octobre 2022 à 06:15 - Mis à jour le 03 octobre 2022 à 06:56

France: immatriculations de voitures neuves en baisse de 7,06% en juillet, selon la pfa

La PFA s'attend à environ 1,5 million de voitures neuves vendues en France en 2022, contre quelque deux millions en 2019.

STEPHANE MAHE

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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Pour le deuxième mois consécutif, les ventes de voitures neuves en France ont connu une petite embellie en septembre, à +5,46% en un an. Mais depuis le début d'année, les ventes sont en baisse et très loin des chiffres de 2019, dernière année « normale » avant la crise liée au Covid-19. Le secteur est encore très touché par les pénuries persistantes de semi-conducteurs.

Le marché des voitures particulières neuves a repris des couleurs en septembre. Avec 141.142 immatriculations, il est en hausse de 5,46% en données brutes par rapport à septembre 2021, d'après la Plateforme automobile (PFA), qui représente les constructeurs et les équipementiers, dans son rapport mensuel publié samedi 1er octobre.

C'est la deuxième hausse consécutive pour cette année 2022 après l'augmentation enregistrée au mois d'août (91.403 voitures sorties des concessions). Reste que, sur les neuf premiers mois de l'année, les ventes de voitures particulières demeurent en baisse de 11,8% par rapport à 2021.

« C'est un rebond statistique, il faut être très prudent, on est toujours sur des niveaux très, très bas »,a confirmé à l'AFP François Roudier, responsable de la communication de la PFA.

Le porte-parole de la PFA souligne que le marché français est en retrait de 32%, sur les neuf premiers mois de l'année 2022, par rapport à 2019, dernière année « normale » avant la pandémie. Autre chiffre marquant : alors qu'en 2019 quelques deux millions de voitures neuves avaient été vendues en France, « on tournera, selon un certain nombre de directeurs commerce des marques autour de 1,5, 1,6 million sur l'année », a précisé François Roudier.

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Les composants électroniques toujours à la peine

Les constructeurs automobiles « ont réussi à sortir des véhicules des chaînes de production en essayant d'avoir des composants électroniques » mais ce problème « reste toujours aussi prégnant » et l'approvisionnement « très aléatoire », s'est inquiété François Roudier. Des difficultés qui touchent l'Europe entière, a-t-il souligné, qui ajoute que la situation d'un continent à l'autre change « chaque semaine ».

Dans une interview au journal Le Parisien la semaine dernière en amont du salon de l'automobile, Carlos Tavares, PDG de Stellantis (PSA-Fiat-Chrysler), a estimé que « la situation restera très compliquée jusqu'à fin 2023, puis se détendra ensuite, notamment parce que le marché de l'électronique grand public plonge un peu ». Il confirme ainsi les prévisions faites par son groupe, lors de la publication de ses résultats semestriels cet été. Entre-temps, Stellantis a dû procéder à la mise à l'arrêt de son usine de Sochaux fin août, faute de semi-conducteurs.

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Renault aussi a dû suspendre sa production pour trois jours, pas plus tard que jeudi dernier, sur certains sites, notamment ceux de Douai et Maubeuge. Et elle le sera de nouveau toute la semaine du 17 octobre, en raison de cette pénurie persistante de semi-conducteurs, selon des sources syndicales.

Pour expliquer cette situation qui perdure, le directeur général de Renault, Lucas de Meo, évoque une évolution structurelle du marché suite à la baisse des prévisions de demande de semi-conducteurs de la part du secteur automobile pendant la crise sanitaire, alors que celles pour les équipements individuels (ordinateurs, téléphones, consoles de jeu...) explosaient. « L'industrie des semi-conducteurs s'est adaptée et s'est concentrée sur des produits à haute valeur ajoutée pour le marché de l'électronique grand public », détaille-t-il avant d'ajouter qu'il a « du mal à trouver la puce basique qui fait monter et descendre la vitre ». Ce qui freine la production.

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Les électriques ont la côte

Le rapport mensuel de la PFA se veut néanmoins optimiste sur un point d'après François Roudier : « Les nouveaux modèles électriques fonctionnent bien », ce qui est « plutôt encourageant compte tenu des milliards investis » dans leur développement. Sur les neuf premiers mois de l'année, ils ont représenté 13% des ventes (21%, en incluant les modèles hybrides).

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« Les constructeurs automobiles, dès qu'ils ont des composants électroniques, privilégient les véhicules électriques », a décrypté le porte-parole de la PFA. Stellantis veut ainsi vendre 100% de véhicules électriques en Europe à horizon 2030. Toyota compte lancer 30 modèles sur ce segment pour cette même date. General Motors ambitionne de ne plus produire de voitures à moteurs à combustion en 2035. François Roudier explique cette tendance par le besoin de « lancer » ce marché de l'électrique et d'échapper à des pénalités de l'Europe, en cas de mauvais bilan CO2 de leurs ventes.

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(Avec AFP)

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