Volkswagen rappelle tous ses véhicules Diesel en Chine

latribune.fr

latribune.fr
La branche shanghaienne de Volkswagen, qui affirmait le 25 septembre dernier n'être pas concernée par le scandale des moteurs diesels, est-t-elle sur le point de se dédire ? Alors qu'en Chine la majorité des voitures fonctionnent à l'essence et pas au diesel, le ministère de l'Environnement chinois s'est néanmoins dit "hautement préoccupé" par l'éventualité d'une tricherie aux tests anti-pollution sur son sol. Et a décidé d'ouvrir une enquête.
Le ministère de l'Environnement va se charger de vérifier si les véhicules de la marque allemande importés ou produits sur son territoire sont conformes aux normes de pollution, et qu'ils ne sont pas dotés de logiciels de trucages semblables à ceux qui ont été décelés aux Etats-Unis. Parallèlement, le constructeur a annoncé rappeler les 1.950 véhicules importés dans l'Empire du Milieu, afin d'en corriger les logiciels, s'ils en sont bel et bien pourvus.
De son côté, l'organisme chinois de contrôle de la qualité s'est déclaré lundi "vivement préoccupé" par le "dispositif de manipulation" dans les véhicules diesel de Volkswagen et a annoncé son intention de prendre des mesures appropriées, sans en préciser la teneur. Les autorités chinoises ont demandé au constructeur de leur transmettre les documents pouvant attester de la conformité de ces 1.950 voitures diesel.
À lire également
Un analyste du cabinet LMC Automotive de Shangai, interviewé par le Financial Times ce lundi, juge que d'indéniables "difficultés au niveau des relations publiques" sont à prévoir pour Volkswagen, mais qu'en tout état de cause, l'impact économique sera minime pour la marque, à cause des ventes très limitées de diesel en Chine (1.950 véhicules pour 3 millions chaque année). Volkswagen a investi 18 milliards d'euros en Chine entre 2014 et 2018 (c'est son premier marché) et prévoit d'augmenter sa capacité de production de 3,1 millions de véhicules à plus de 4 millions par an.
latribune.fr
L’industrie française repasse les 10 % du PIB, mais les usines continuent de fermer
Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise
Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028
Nucléaire : le Blayais finalise son dossier pour accueillir les réacteurs nouvelle génération