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Volkswagen voit ses bénéfices tirés à la baisse par le recul des ventes de véhicules

latribune.fr

Publié le 01 août 2024 à 07:37 - Mis à jour le 30 septembre 2025 à 19:55

L'entreprise allemande a confié que sa marge opérationnelle de 6,3% était « encore trop faible » par rapport à ses attentes.

L'entreprise allemande a confié que sa marge opérationnelle de 6,3% était « encore trop faible » par rapport à ses attentes.

Fabian Bimmer

Le Quotidien Numérique

11 juillet 2026

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Le bénéfice net du premier groupe automobile européen a diminué de 4,2% sur un an à 3,63 milliards d'euros pour le deuxième trimestre. Un résultat plombé par le recul de ses ventes de véhicules, l'augmentation des coûts fixes et des dépenses non opérationnelles.

Le deuxième trimestre 2024 n'est définitivement pas un grand crû pour le secteur automobile. Ce jeudi, le premier groupe automobile européen Volkswagen a annoncé avoir dégagé un bénéfice net de 3,63 milliards d'euros entre avril et juin, en baisse de 4,2% sur un an. L'entreprise allemande a aussi confié que sa marge opérationnelle de 6,3% était « encore trop faible » par rapport à ses attentes.

Sur la même période, son chiffre d'affaires, de 83,3 milliards d'euros, a augmenté de 4,1% sur un an grâce à « un fort développement commercial » de son activité dédiée aux services financiers.

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Mais son activité automobile a subi la baisse de ventes de ses véhicules. D'avril à juin, Volkswagen a livré 2,2 millions de véhicules dans le monde, soit 3,8% de moins qu'au cours de la même période en 2023. Les ventes de ses voitures de sport Porsche et Audi, qui permettent de dégager les meilleures marges, ont fondu de 9,6% et de 11,3% respectivement.

Forte baisse des ventes en Chine

Dans le détail, la croissance en Amérique du Nord (+8%) et en Amérique du Sud (+15%), n'a pas réussi à compenser totalement la baisse de 19% des ventes en Chine, son marché national principal, où il a réalisé près d'un tiers de ses ventes.

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À cela, se sont rajouté des facteurs non opérationnels, « en particulier des provisions imprévues pour le programme d'indemnités de départ », « la hausse des coûts fixes et des dépenses liées à la déconsolidation de VW Bank Russia et à la fermeture d'une partie de l'activité turbines à gaz de MAN Energy Solutions », a indiqué le groupe.

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Face à ces charges, le groupe avait annoncé début juillet réviser son objectif de marge opérationnelle, visant désormais une marge entre 6,5% et 7%, contre 7 à 7,5% précédemment.

Un plan de transformation difficile

Pénalisé par une faible rentabilité en comparaison de ses concurrents, le premier constructeur européen a lancé l'an dernier un plan de transformation destiné à réaliser 10 milliards d'euros d'économies et parvenir à une marge opérationnelle comprise entre 9 et 11% d'ici 2030.

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Volkswagen a confirmé sa prévision de chiffre d'affaires pour l'année, prévoyant une augmentation de 5% sur un an.

Mais pour atteindre ces objectifs, le groupe devra faire « des efforts considérables sur le plan des coûts au cours du second semestre de l'année », a déclaré Arno Antlitz, le directeur financier du groupe.

Stellantis aussi en difficulté

Le constructeur allemand n'est pas le seul à voir son bénéfice net reculer. Le 25 juillet, Stellantis a annoncé un bénéfice net de 5,6 milliards d'euros au premier semestre, en baisse de -48% par rapport à la même période l'année dernière où il avait enregistré un bénéfice record de 10,9 milliards. Son résultat opérationnel courant a aussi plongé de -40%, à 8,4 milliards d'euros. Quant au chiffre d'affaires, la baisse est moindre, mais tout de même importante (-14%, à 85 milliards d'euros) sur fond de marché automobile atone.

La forte baisse des résultats semestriels de Stellantis est « principalement due » à un recul des ventes en Europe (-6%, notamment sur les Fiat 500, Opel Mokka et Jeep Renegade). Mais surtout en Amérique du Nord (-18%), son marché phare, où sa part de marché et ses ventes ont baissé, selon sa direction. Ce qui s'explique principalement, selon le groupe, en raison de modèles abandonnés à l'instar des Dodge Charger et Challenger ou des Jeep Renegade et Cherokee.

La veille, Renault avait lui aussi présenté un bénéfice net en baisse de 38%, à 1,3 milliard d'euros. Avec, néanmoins, un chiffre d'affaires de 27 milliards d'euros, en légère hausse de 0,4% par rapport à l'année dernière et une marge opérationnelle du groupe en hausse de 0,5 point de pourcentage, à 8,1% du chiffre d'affaires.

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La mauvaise performance du bénéfice net s'explique en grande partie par « une moins-value sur la cession des actions Nissan », précisait le groupe dans son communiqué. Les taux de change viennent aussi peser lourd dans les résultats financiers avec un chiffre d'affaires lié à l'automobile en baisse de 1,9% par rapport au 1er semestre 2023 à cause de la dévaluation du Peso argentin.

(Avec AFP)

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