BTP : Comment l'intelligence artificielle peut accélérer la réduction des émissions de CO2
Guillaume Renouard, à Londres
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À l'échelle mondiale, le BTP compte pour 11% des émissions de CO2, chiffre qui passe à 39% si l'on inclut la consommation énergétique opérationnelle des bâtiments. Pour atteindre l'objectif fixé par l'Accord de Paris sur le climat, les émissions de l'industrie de la construction doivent être réduites de moitié d'ici 2030, et tomber à zéro d'ici 2050... Un verdissement que le secteur devra de toute manière emprunter contraint et forcé suite à la multiplication des régulations, comme en France la loi Agec 2020.
Pour ce faire, les options sont heureusement nombreuses, du ciment produit sans calcaire au réemploi des matériaux, en passant par l'usage de l'hydrogène vert pour fabriquer de l'acier. Cependant, ces méthodes, aussi prometteuses soient-elles, nécessitent de repenser totalement le fonctionnement du tissu industriel, et ne peuvent donc pas être déployées massivement à très court terme. Or, le secteur joue une course contre la montre. C'est pourquoi un nombre croissant d'acteurs parient également sur les récents et fulgurants progrès de l'intelligence artificielle pour optimiser les processus de production existants.
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Carbon Re, une jeune pousse britannique, s'appuie ainsi sur cette technologie pour faire baisser les émissions dues à la production de ciment. Ce dernier est en effet un produit extrêmement polluant, dont on consomme chaque année 4,6 milliards de tonnes (l'équivalent du Mont Everest) à l'échelle mondiale. Si l'industrie cimentière était un continent, ce serait le troisième au monde en matière d'émissions de CO2. Difficile, donc, de verdir l'industrie du BTP sans s'attaquer à ce gros morceau.
Guillaume Renouard, à Londres
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