BTP : la longue marche vers des chantiers « zéro émission »
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Entre l'acte de construire et, surtout, les usages qui y sont liés, le BTP représente plus de 75% des émissions de gaz à effet de serre nationales. Sauf que le secteur doit, lui aussi, atteindre la neutralité carbone en 2050, objectif national inscrit dans la loi « Climat-énergie » de 2018 et renforcé dans la loi « Climat et résilience » de 2021.
Cette dernière oblige « chaque secteur fortement émetteur » à rédiger une feuille de route établie conjointement par les représentants des filières économiques, le gouvernement et les élus locaux « au plus tard le 1er janvier 2023 ». C'est le cas du bâtiment qui pèse 25% de GES, tout comme celui des travaux publics. Via sa fédération nationale, cette branche a, elle, déjà mandaté trois cabinets de conseil et a ainsi découvert que l'empreinte carbone des flux de biens, d'énergie et de personnes empruntant ses infrastructures représentait 50% des émissions de gaz à effet de serre, contre 3,5% pour l'acte de construire.
C'est peut-être « rien », mais cela reste la face la plus visible du BTP. Qui n'a jamais toussé après avoir inhalé les gaz d'échappement d'un engin de chantier ? Qui ne s'est jamais étonné que les groupes électrogènes tournent encore au diesel ?
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Cela est peut-être en train de changer. Le 26 septembre dernier, le loueur de matériels Loxam a annoncé l'obtention d'un prêt de 130 millions d'euros de la Banque européenne d'investissement (BEI) pour accélérer ses acquisitions dans des engins alternatifs. Outre un camion-benne électrique loué à un artisan depuis 2021, il propose un groupe électrogène à hydrogène.