Hydrogène vert : La startup Gen-Hy mise sur sa solution sans métaux rares et à hauts rendements
Amandine Ibled
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Gen-Hy
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Le nerf de la guerre dans la production d'hydrogène vert, c'est le rendement ! Pour industrialiser les procédés, il faudrait en premier lieu qu'ils soient plus rentables. Or, jusqu'ici, la production d'hydrogène vert, qui se fonde par exemple, sur une électrolyse de l'eau (le procédé électrolytique qui décompose l'eau (H2O) en dioxygène et dihydrogène gazeux grâce à un courant électrique), est extrêmement coûteuse pour le rendement engendré. En parallèle, les électrolyseurs utilisés dans les unités de fabrication d'hydrogène sont, à ce jour, très souvent composés de platine et d'iridium, des métaux à la fois rares et chers, mais qui permettent d'obtenir une bonne rentabilité.
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« Rajouter le marché de l'hydrogène sur l'extraction des métaux rares qui est déjà fortement impacté par l'augmentation de l'utilisation de nos écrans et de nos smartphones, était forcément une voie sans issue », explique Sébastien Le Pollès, président de Gen-Hy. La startup française, composée d'une quinzaine de chercheurs, conçoit et fabrique depuis 2019, des solutions énergétiques intégrant des technologies capables d'exploiter l'énergie de l'hydrogène que ce soit pour la mobilité, le stockage, l'approvisionnement énergétique ou le nettoyage de moteurs de grande capacité. Sur le marché mondial, Gen-Hy se situe actuellement parmi les huit fabricants de membranes AEM (Anion Exchange Membrane), soit ce qui permet le transfert d'énergies, dont trois seulement sont implantés en Europe. Gen-Hy fait également partie des deux seuls fabricants d'électrodes alcalines dans le monde.
Amandine Ibled