De nouvelles pistes pour transformer les bureaux en logements
César Armand
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REUTERS/Tobias Schwarz
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C'est l'Arlésienne de la fabrique de la ville : la transformation de bureaux en logements. Déjà en mars 2018, le secrétaire d'Etat à la Cohésion des territoires, Julien Denormandie, regrettait qu'il y ait 4 millions de m² de bureaux vides en Île-de-France et faisait signer une charte non-contraignante à dix promoteurs et foncières pour les muter en logements.
Sept ans plus tard, la ministre du Logement, Valérie Létard, annonçait un énième plan en ce sens, avec une expérimentation francilienne.
Sans doute pressé par les foncières de La Défense et les élections municipales dans moins d'un an, l'Etat se mobilise. Le préfet de la région Île-de-France Marc Guillaume a lancé, hier, un appel à manifestation d'intérêt « pour soutenir et accélérer les projets » de transformation de bureaux en logement.
Tous les maîtres d'ouvrages publics et privés peuvent répondre à l'appel. Ils seront sélectionnés sur « le caractère diversifié et abordable de la programmation de logements », c'est-à-dire s'ils favorisent les petits logements et les logements étudiants, ou encore au regard de « l'équilibre économique de l'opération projetée ».
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Et pour cause : c'est souvent là que le bât blesse. Les lauréats bénéficieront donc d'un « accompagnement technique et réglementaire » des services de l'Etat et d'un « accès privilégié à certains financements », parmi lesquels l'enveloppe de 10 millions d'euros du fonds national des aides à la pierre (FNAP) « réservée pour soutenir ces projets ».
César Armand