L'Observatoire régional de l'immobilier d'entreprise (ORIE), qui regroupe l'État, le conseil régional d'Île-de-France, les promoteurs immobiliers et les aménageurs, vient de calculer le nombre de logements potentiellement disponibles à la suite d'une démolition ou d'une restructuration de bureaux obsolètes.En Île-de-France, 5 millions de mètres carrés de bureaux ne sont plus exploités ou exploitables mais constituent autant de possibilités pour les acteurs politiques, publics et privés de répondre, en partie, à la crise du logement. C'est du moins, ce mardi matin, la conclusion de l'Observatoire régional de l'immobilier d'entreprise (ORIE).
«Pour la première fois, entre les données de l'État, celles du conseil régional, celles de la ville de Paris et celle du conseil en immobilier d'entreprise CBRE, nous avons pu produire une vision objective de la situation et un outil pédagogique pour les élus locaux», assure ainsi àLa Tribune,Joachim Azan, président de l'ORIE et patron de Novaxia, société spécialisée dans le recyclage des bureaux obsolètes.
Une équation économique à résoudre
Autant Clichy-la-Garenne, Gentilly, Saint-Ouen-sur-Seine, Vanves et Vélizy-Villacoublay ressortent comme des territoires où le potentiel de transformation est le plus important ; pour autant, Levallois-Perret, Neuilly-sur-Seine et Paris « n'offrent pas suffisamment de conditions économiques favorables ».
Et si la demande en bureaux baisse dans les villes nouvelles de Cergy, de Marne-la-Vallée, d'Orly, de Roissy et de Saint-Quentin-en-Yvelines, la demande en logements n'est pas « toujours assez forte » pour résoudre l'équation économique.
Et pour cause : si l'immeuble de bureaux est démoli pour reconstruire des logements, il est possible de créer, dans un nouveau bâtiment, 2,3 m² de logements pour 1 m² de bureau. En revanche, si l'immeuble de bureaux est restructuré, une partie de la surface est perdue et ne permet de produire que 0,8 m² de logement pour 1 m² de bureau.