La régénération urbaine s'impose de La Défense à la Seine-Saint-Denis
César Armand
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L'heure n'est plus à l'étalement urbain, mais à la régénération urbaine. C'est en tout cas la thèse défendue par le cabinet de conseil The Boson Project qui vient de publier, en partenariat avec Bouygues Immobilier, « un petit guide pour repenser, transformer et valoriser les espaces urbains ».
Sur le papier et dans les couloirs du Marché international des professionnels de l'immobilier (Mipim) ces mardis et mercredis à Cannes, les collectivités territoriales et les acteurs privés assurent avancer en ce sens - zéro artificialisation nette oblige - mais sur le terrain, l'équation économique et financière n'est pas toujours aussi facilement résolue.
Même la ministre du Logement est consciente de ces difficultés. Dans son discours d'ouverture du Mipim mardi soir, Valérie Létard s'est faite, sur le modèle du Village des Athlètes des Jeux de Paris 2024, l'avocate de la réversibilité et du permis de construire multi-sites pour « produire un immobilier plus souple et plus résilient face aux crises ». Le quartier d'affaires de La Défense, qui rêve d'une loi d'exception similaire, est d'ailleurs en passe de devenir le nouvel exemple emblématique. Avec 14 % de vacance, les tours prennent soit le virage du multidestinations, soit le tournant de la transformation.
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