Emploi dans le BTP: le gouvernement et les fédérations se renvoient la balle
César Armand
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Le 14 septembre dernier, les fédérations professionnelles du bâtiment et des travaux publics (BTP) étaient convoquées à Bercy pour "s'assurer que les travaux de rénovation thermique soutenus par France Relance se déploient le plus efficacement possible", dixit le gouvernement. Autrement dit, que les 6,7 milliards d'euros dédiés à la rénovation sur les 100 milliards d'euros du plan de relance économique soient décaissés le plus rapidement possible.
A l'issue de cette réunion, le ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance annonçait à la presse que les procédures seraient simplifiées pour la rénovation des bâtiments publics, avec, notamment, le relèvement du seuil des marchés publics de 70.000 à 100.000 euros, "si juridiquement cela est possible". En contrepartie, Bruno Le Maire demandait aux représentants du BTP de prendre des engagements en matière d'emploi et de formations. Objectif: aboutir, dans "quelques semaines", à une "charte" engageant l'ensemble des parties prenantes.
Force est de constater que quatre semaines se sont écoulées et que cette charte n'a pas été signée.
Du côté des fédérations professionnelles concernées, ce discours surprend. Les artisans et les petites entreprises du bâtiment (CAPEB), qui s'attendent pour 2020 à une chute de l'activité de 9% dans la construction neuve et même de 9,5% dans l'entretien-amélioration, n'ont pas licencié, mais ont maintenu l'emploi et l'apprentissage. Dans ce domaine, "nous serons même au-dessus de la rentrée 2019", a déclaré leur président Jean-Christophe Repon lors d'une visioconférence.
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Ce dernier assure également avoir demandé au gouvernement une charte avec Pôle Emploi pour faire correspondre les offres et les demandes des territoires. Forts de trente expérimentations locales, "nous sommes prêts à rentrer dans cette démarche à l'échelle de la France entière", a dit encore le patron de la CAPEB.
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