Fiscalité du BTP : l'alternative écologique au gazole non routier se fait attendre

 |   |  689  mots
Les matériels électriques ou hydrogène coûtent plus chers, souligne Renaud Buronfosse, délégué général d'Evolis, le représentant des 320 constructeurs de matériels de BTP installés en France et de matériels de manutention.
"Les matériels électriques ou hydrogène coûtent plus chers", souligne Renaud Buronfosse, délégué général d'Evolis, le représentant des 320 constructeurs de matériels de BTP installés en France et de matériels de manutention. (Crédits : DR)
L'avantage fiscal sur le principal carburant du bâtiment et des travaux publics, le gazole non routier (GNR), vient d'être prolongé d'un an avec le projet de loi de finances rectificatif. Si les professionnels travaillent déjà à des solutions alternatives, ils déplorent une offre insuffisante ainsi que des coûts prohibitifs.

C'est un sujet de tensions régulier entre le gouvernement et les acteurs du bâtiment et des travaux publics: le gazole non routier (GNR). Depuis 1996, renforcé par une directive européenne de 2009, le BTP bénéficie d'un avantage fiscal sur le GNR, à savoir un taux réduit sur la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE).

Lire aussi : Les professionnels de la route rêvent de toujours plus d'investissements

Fin de l'avantage fiscal sur le GNR au 1er juillet 2021

Aux dires des professionnels du secteur, ce carburant est un gasoil moins soufré et donc moins polluant que les autres gazoles. D'autant qu'à les écouter, sur les 30.000 engins de chantiers en France, il n'existerait pas d'alternative pour 20.000 d'entre eux et qu'uniquement les 10.000 de petite taille pourraient fonctionner avec de l'électricité....

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 23/07/2020 à 8:53 :
Moins de construction de neuf et plus de rénovations serait la meilleure solution si nos politiciens n'étaient pas seulement guidés par la cupidité pathologique des actionnaires milliardaires.

Avec une classe dirigeante complètement défaillante les solutions sont trop peu nombreuses.
a écrit le 23/07/2020 à 8:20 :
Un tracteur a chenille a l'hydromel ?
a écrit le 23/07/2020 à 7:26 :
c'est aux écolos de financer les entreprise du bâtiment qui sont par nature obligé de consommer du diesel
quand on décide de mesure absurde qui installe un danger comme
une recrue de perte d'emploi il faut prendre c'est responsabilité
et d'inscrire une date butoir
ont il la solution pour les autres consommateur de diesel
train ,navire de commerce la rien
a écrit le 22/07/2020 à 23:16 :
OLEO 100
a écrit le 22/07/2020 à 17:49 :
Pelleteuse électrique ou à pile à combustible ? D'ici 30 ans peut-être (comme les avions, pas avant). Trop énergivores ces engins puissants, pas facile de remplacer le gazole, et ne pas générer de CO2 si c'était possible (soyons idéalistes donc irréalistes).

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :