Grand Paris : La Défense se démène pour survivre
César Armand
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La Défense ce 1er octobre à 8 heures.
C.A. pour La Tribune
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La Défense ce 1er octobre à 8 heures.
C.A. pour La Tribune
Entre l'explosion du télétravail en Île-de-France et la crise de l'immobilier, le modèle du premier quartier d'affaires européen est à bout de souffle. L'association des utilisateurs de La Défense, qui rassemble 70 entreprises et établissements d'enseignement supérieur, a donc mandaté le cabinet de consultants Deloitte pour dessiner son avenir.
Et pour cause: depuis le premier confinement, l'ensemble de tours a du mal à faire le plein. Selon les calculs de Deloitte, la vacance des bureaux s'élève à 19% contre 4,6% avant la crise sanitaire. C'est quasiment 5 fois plus qu'à Paris où ce taux est de 4%. Néanmoins, si son concurrent Wavestone a déjà annoncé son départ de La Défense, Icade, la filiale immobilière de la Caisse des Dépôts, a, lui confirmé, ce matin, son arrivée en fin d'année. EuronextParis vient, lui, de signer un nouveau bail de neuf ans.
Il n'empêche : sur les 3,7 millions de mètres carrés théoriquement disponibles, 1,5 million arrive à obsolescence d'ici à 15 ans. De l'avis des consultants, il s'agit d'espaces de travail qui ne sont conformes ni en matière d'environnement, ni en termes de sécurité. Surtout, ils ne correspondent plus aux nouveaux modes de travail. « Ils ne pourront pas être reloués en l'Etat », a tranché, ce matin en conférence, un porte-parole de Deloitte.
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L'équation économique n'arrange pas non plus les choses. Avant la crise sanitaire, une tour vide ne coûtait quasiment rien à réhabiliter. Désormais, entre l'envolée des coûts de construction, au regard des contraintes écologiques toujours plus fortes et l'explosion des coûts de financement du fait des taux d'intérêt, les propriétaires des bureaux risquent de suspendre leurs projets de réhabilitation ou de reconversion. « Le pire serait qu'ils démolissent leur tour », a alerté ledit consultant.
César Armand