Immobilier : en France, les ventes de terrains à bâtir s'effondrent
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Entre octobre 2023 et septembre 2024, le nombre de terrains à bâtir, achetés par des particuliers, a chuté de près de 40%.
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Entre octobre 2023 et septembre 2024, le nombre de terrains à bâtir, achetés par des particuliers, a chuté de près de 40%.
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Nouvel indicateur en berne pour le bâtiment en France. Le nombre de terrains à bâtir achetés par des particuliers entre octobre 2023 et septembre 2024 a chuté de 37% sur un an, selon les chiffres des Notaires de France publiés ce lundi.
Dans le détail, en septembre 2024, les notaires ont recensé 43.000 transactions de terrains à bâtir cumulées au cours des douze mois précédents, contre 68.000 enregistrées entre octobre 2022 et septembre 2023. Par rapport à la période de mi-2022 jusqu'à mi-2023, les ventes de terrains à bâtir se sont même effondrées de 43%.
Selon Notaires de France, le marché des terrains constructibles souffre comme le reste de l'immobilier de la remontée des taux d'emprunt, et du niveau élevé des coûts de construction, qui ont mis un coup d'arrêt aux achats de logements anciens et à la construction neuve.
Quant au prix moyen des terrains, il a plus que doublé entre 2000 et 2008, puis a continué de progresser pour atteindre 84.100 euros en 2024. Dans le même temps, la superficie moyenne des parcelles acquises a rétréci entre 2000 et 2015 et a recommencé à augmenter à partir de 2020. En 2024, la superficie moyenne d'un terrain à bâtir acheté est de 920 m².
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Certaines mesures politiques expliquent aussi cette tendance baissière, d'après l'organisation professionnelle : d'une part, le recentrage du prêt à taux zéro aux zones considérées comme tendues en matière de logement, aux habitats collectifs, ainsi que l'objectif de « zéro artificialisation nette » des sols (ZAN).
Le Conseil supérieur du notariat (CSN) souligne que « si la baisse du nombre de transactions de terrains à bâtir était déjà bien enclenchée, son accélération intervient en même temps que l'annonce de l'exclusion de la maison individuelle du prêt à taux zéro », mesure entrée en vigueur le 1er janvier 2024.
« Ces mesures partent d'intentions louables », mais « il ne faudrait pas qu'elles aient pour conséquence de priver et de détourner les gens de l'accession à la propriété », s'inquiète Frédéric Violeau, chargé des statistiques immobilières nationales pour le CSN.
Baisse du patrimoine immobilier des Français en 2023
Avec la baisse des prix de l'immobilier, le patrimoine des Français a diminué l'an dernier pour la deuxième année d'affilée, selon une étude de l'Insee et de la Banque de France, publiée mercredi de la semaine dernière. Fin 2023, le patrimoine des ménages français s'élevait à 14.567 milliards d'euros, soit 0,9% de moins qu'à fin 2022. Cette année-là déjà, il s'était très légèrement replié (-0,1%), après huit années de croissance ininterrompue.
Autre donnée mise en lumière par cette étude : le patrimoine des entreprises qui a davantage décru que celui des ménages en 2023, perdant 10% de sa valeur sur un an pour les sociétés non financières. Quant au patrimoine des administrations publiques, il a encore plus largement décru (-27,5%). Ce dernier reste toutefois supérieur à son niveau de 2021, car il avait fortement progressé en 2022. En additionnant tous ces patrimoines, le patrimoine national global a décru en 2023 (-4,2%). Une première depuis 2014.
(Avec AFP)
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