Immobilier : la construction de logements neufs replonge en février

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Le nombre de mises en chantier a baissé de 11,0% à 105.000 unités.
Le nombre de mises en chantier a baissé de 11,0% à 105.000 unités. (Crédits : Eric Gaillard)
Les permis de construire de logements, qui avaient atténué leur baisse en janvier après une année de repli en 2018 en France, ont replongé en février. Les mises en chantier restant en net recul montrent mercredi les chiffres du ministère du Logement.

Entre décembre et février, les permis de construire, indicateur avancé de l'immobilier neuf, se sont élevés à 100.700 unités, soit un recul de 12,5% par rapport à la même époque un an plus tôt, tandis que le nombre de mises en chantier a baissé de 11,0% à 105.000.

Pour ce qui est des mises en chantier, c'est-à-dire les logements effectivement commencés, le chiffre est semblable à celui observé de novembre à janvier, précédente période d'étude. En revanche, pour les permis de construire, c'est une nette inflexion: entre novembre à janvier, ils ne signaient qu'une baisse de moins de 7%, ce qui témoigne d'une franche dégradation en février.

Plus largement, l'année 2018 avait marqué une pause dans la construction de logements neufs après deux années de progression régulière, les professionnels accusant en particulier la réduction d'aides à la propriété ainsi que la timidité des élus locaux à l'approche des municipales de 2020.

Une situation "dégradée" dans les maisons individuelles

Les derniers chiffres du ministère montrent surtout une nette dégradation du côté des immeubles, alors que c'est dans ce secteur que la situation semblait s'améliorer en début d'année: entre décembre et février, les permis de construire y baissent de presque 15% par rapport à un an plus tôt.

Non seulement le nombre de permis chute, mais, au niveau de la construction effective, le taux d'annulation reste, pour les immeubles, très supérieur à sa moyenne observée depuis 2010: un cinquième des logements collectifs autorisés ces trois derniers mois ne devraient finalement pas être construits.

La situation reste, par ailleurs, dégradée dans les maisons individuelles, secteur le plus exposé au recentrage géographique d'aides comme le prêt à taux zéro (PTZ): sur la même période, les permis y reculent de plus de 10%, une légère aggravation par rapport à la précédente période d'étude.

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Commentaires
a écrit le 27/03/2019 à 11:30 :
nous sommes à près de 400 000 logements neufs construits par an. la demande avait été estimée entre 300 000 et 350 000 par an jusqu'à 2030 (commissariat général au développement durable, 08/2012). avec une hypothèse de taux de fécondité de 1,95 (nous sommes en dessous) et d'un solde migratoire entre 50 000 et 100 000.

et nous avons près de 3 millions de logements vacants (INSEE).
a écrit le 27/03/2019 à 9:55 :
LE secteur est en crise du fait de la bulle spéculative qu'a suscité la finance faisant que nous avons des maisons à vendre qui s'entassent parce que trop chers avec des loyers trop chers non adaptés à un pouvoir d'achat en perpétuelle baisse, faisant que pour couronner le tout notre patrimoine s'écroule.

"Si vous ne trouvez plus rien cherchez autre chose" B. Fontaine

Plutôt que de gaspiller les finances publiques dans 80% de neuf et 20% de rénovation, inversons ce processus aliénant afin d'en plus faire tourner l'économie réelle. Mais non politiciens sont ils en capacité cérébrale de comprendre ce que je dis ?
Réponse de le 27/03/2019 à 14:09 :
la bulle n a rien a voir avec la finance mais tout avec nos politiciens. C est Chirac qui a amorce la pompe avec le de robien et maintenant l immobilier est completement accro au Pinel et PTZ.
Car les prix n ayant plus aucun rapport avec les revenus des acheteurs, seuls les subventions de l Etat permettent de solvabiliser la demande. Si on supprime la subvention, on se retourve comme evoque ici avec une chute de la demande

Evidement on peut pas eternellement subventionner l immobilier, surtout avec un budget ultra deficitaire et une economie en declin (car au lieu d investir dans l industrie, la politique du logement cher incite a investir dans le parpaing, pousse les couts a la hausse (faut bien loger son personnel et ses bureaux). Seul point positif, l immobilier cher fait le bonheur des baby boomers qui peuvent vendre/louer cher. Faire payer les jeunes, tout un programme

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