"L'immobilier n'est plus le parent pauvre de la French Tech" (Vincent Pavanello, Real Estech)
César Armand

Photo d'illustration
iStock
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Un demi milliard. En 2019, les quatre cents jeunes pousses françaises de l'immobilier et de la construction ont levé 503 millions d'euros, contre 204 millions en 2018 et 177 millions d'euros en 2017. Soit +145% en un an.
"Les investisseurs considèrent dorénavant la proptech comme une thématique très prometteuse au même titre que la fintech", décrypte Vincent Pavanello, co-fondateur de l'association Real Estech qui fédère toutes ces startups. "De plus, les entreprises qui avaient de très belles séries A entre 2017 et 2018 ont confirmé leur bonne trajectoire avec des séries B réussies en 2019".
L'an dernier, l'agence immobilière dématérialisée Proprioo a, en effet, levé la somme record de 20 millions d'euros. Deepki, spécialisée dans les logiciels informatiques dédiés à l'efficacité énergétique des bâtiments, a levé 8 millions d'euros.
Avec un demi-milliard d'euros levé au total en 2019, la Real Estech réussit en outre le tour de force de passer de 1% en 2015 à 10% de l'ensemble de la French Tech (5 milliards d'euros). "Cela montre que l'immobilier n'est plus le parent pauvre de la French Tech et que ce secteur est et lui aussi touché par la révolution numérique", commente Vincent Pavanello.
En revanche, il s'est créé en 2019 deux fois moins de proptechs tricolores par rapport à 2018: 20 en lieu et place des 40 l'année précédente. "Nous estimons que la plupart des segments du secteur ont été attaqués par une ou plusieurs startups et il est donc normal que le rythme de créations annuelles ralentisse", explique le co-fondateur de l'association Real Estech.
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Dans le même temps, les PME ou grands groupes, type Nexity, BNP Paribas, EDF, ADP ou Accor Hotels, continuent d'investir en direct dans ces jeunes pousses. Ces professionnels ont-ils peur d'être concurrencés sur leurs plates-bandes ou souhaitent-ils améliorer leurs services business-to-business ?
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"Je pense que l'objectif numéro 1 des grands groupes qui investissent est de comprendre la culture des startup, pour influencer positivement leur propre organisation", estime le co-fondateur de Real Estech. Mais "de manière générale nous observons que la part des grands groupes dans le financement des proptech diminue, surtout si on regarde les série A et B où les grands groupes sont presque inexistants", ajoute-t-il.
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