Comment la "proptech" contraint les grands groupes immobiliers à innover
César Armand

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Dans le secteur de l'immobilier et de la construction, toutes les parties prenantes, du grand groupe coté au CAC 40 à la startup qui lève des millions d'euros, répètent les mêmes expressions à longueur de journée : "révolution numérique", "amélioration de l'expérience client" et "plateforme de services"...
Mais a-t-on vraiment assisté à une "ubérisation" des entreprises établies depuis des décennies par des jeunes pousses désireuses de prendre leur place ? Les géants du BTP se sont-ils vraiment converti à l'innovation, comme ils s'en vantent ? Pour y voir plus clair, Strategy& (groupe PwC) et l'association Real Estech viennent de publier une étude : "La proptech : big bang ou effet de mode ?"
D'une branche à l'autre, les situations ne sont en outre pas les mêmes. Autant les agences immobilières dématérialisées qui se rémunèrent via un forfait fixé à l'avance, comme Liberkeys ou Homagency, viennent frontalement concurrencer les réseaux traditionnels ayant pignon sur rue, comme la FNAIM ou Era. Autant les logiciels chantiers, apportés par des startups, s'inscrivent dans une logique business-to-business avec leurs partenaires.
De même, les stratégies divergent entre un acteur A et son homologue B. Quoi de commun entre Bouygues Immobilier qui lance des concours internes d'intrapreneuriat pour retenir ses pépites, BNP Paribas Real Estate qui s'appuie sur un accélérateur de startups de la banque intégré à Station F, SoGeprom qui recrute le directeur général de Real Estech Robin Rivaton pour son conseil d'administration, et Vinci Immobilier qui ouvre une structure de capital-venture ?
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Ces deux experts considèrent d'ailleurs qu'en s'ouvrant à la recherche et au développement, ces entreprises établies offrent "une image très positive pour attirer et fidéliser les talents". D'autant plus que sur les 400 à 500 proptechs que compte la France aujourd'hui, il n'en restera à moyen-terme qu'un quart qui aura réussi à s'imposer sur les marchés...
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César Armand
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