Le promoteur WO2 mise sur le bois pour réinventer le bureau à l'ère post-Covid
César Armand
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Saguez & partners
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Ils n'y avaient pas pensé avant. Co-fondateurs de WO2 en 2013, l'entreprise de promotion immobilière spécialisée dans le bois, Guillaume Poitrinal et Philippe Zivkovic se réveillent sur la santé et le bien-être dans les immeubles de bureaux neufs. Au lendemain du déconfinement, l'ex-plus jeune patron du CAC 40 et l'ancien pdg de BNP Paribas Real Estate viennent de dévoiler de nombreux engagements dans ce domaine qui seront effectifs dès le 1er juillet prochain, notamment sur leurs projets Arboretum à La Défense et Poissonniers, à Paris XVIIIè.
Un cahier des charges architectural mis au point par leurs équipes, l'architecte Nicolas Laisné et le designer Olivier Saguez, comprend ainsi plusieurs points d'amélioration sur les chantiers à venir : un minimum de 2,5 mètres de hauteur de vitrage pour éclairer naturellement, une ventilation via des ouvrants sur la moitié des façades, un minimum de 3 mètres de hauteur sous plafond pour optimiser la qualité de l'air intérieur ainsi qu'une maîtrise de la densité avec un quart de l'emprise au sol non bâtie sont les premiers impératifs qu'ils se fixent.
Suivent la nécessité d'une structure en bois massif largement visible, la réservation de 20% des surfaces de bureaux en surfaces extérieures utilisables, la purification ou le renouvellement de l'air intérieur toutes les sept minutes ou encore la construction d'escaliers au design attractif. Interrogé sur le coût économique de tels aménagements, Guillaume Poitrinal répond que "faire des escaliers qu'on a envie de prendre, ça ne coûte pas plus cher, les balcons et les terrasses un peu plus mais cela permet de faire entrer la nature dans les immeubles".
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Enfin, se trouveront dans leurs futurs espaces autant de places de vélos que de voitures, un espace dédié au sport intérieur et extérieur ainsi qu'un potager urbain par projet pour alimenter une restauration bio et locale. "Les salariés déjeunent mal dans les restaurants inter-entreprises et optent pour la restauration rapide ou sautent le repas et dînent trois fois plus. C'est pire que mieux !" dit encore Guillaume Poitrinal.
César Armand
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