C'est une demande historique du groupe communiste du Conseil de Paris : une mission d'information et d'évaluation sur l'ubérisation dans la ville pour en mesurer les conséquences sur le travail, l'urbanisme, le logement, le commerce, les mobilités, l'environnement et le service public. Après six mois d'auditions, son président (PCF), le sénateur Ian Brossat, ancien adjoint au Logement d'Anne Hidalgo, et son rapporteur (LR), Paul Hatte, élu du XVIIè, vice-président du groupe Union capitale, viennent de remettre leur rapport au premier adjoint (PS) Patrick Bloche.
L'étude, que La Tribune a pu lire, se décompose en quatre grandes parties : « Plateformisation, entre progrès technique et indispensable régulation », « Conséquences de la plateformisation sur les droits et les conditions de travail des travailleurs », « Défis urbains de l'ubérisation », « Perspectives - vers un modèle équilibré et responsable pour la ville de demain ». Elle sera présentée en Conseil de Paris le 4 juin prochain.
«Le Covid-19, la numérisation et le changement des habitudes de consommation ont créé des transformations énormes qui ont un fort impact (livraisons, déplacements, tourisme). La Ville de Paris n'a pas encore su prendre conscience du rôle qui peut être le sien pour minimiser les aspects négatifs tout en favorisant la croissance. Le rôle de ce rapport est de donner des réponses simples, claires et faciles à mettre à en oeuvre», affirme aujourd'hui Paul Hatte à La Tribune.