Luke Armstrong (WeWork) : « Nous sommes désormais en compétition avec le télétravail »
César Armand
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'Anglais Luke Armstrong est entré chez WeWork en 2018.
WeWork
César Armand
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'Anglais Luke Armstrong est entré chez WeWork en 2018.
WeWork
Cinq ans après la fin du premier confinement lié au Covid-19, les conséquences de la crise sanitaire se font encore sentir dans l'immobilier de bureau. Malgré le retour sur site des salariés, le neuf reste à l'arrêt en Île-de-France et les professionnels se tournent vers la transformation de leurs immeubles. Seul le marché parisien tire son épingle du jeu, la demande étant toujours au rendez-vous. Un segment sur lequel continue de se positionner le leader mondial du coworking, WeWork, un an après avoir fermé huit sites sur vingt dans le Grand Paris.
LA TRIBUNE - Sept mois après sa faillite aux États-Unis et au Canada, We Work annonçait, en mai 2024, la fermeture de huit sites sur vingt en France, son 3e marché juste derrière le Royaume-Uni. Où en êtes-vous aujourd'hui un peu plus d'un an après ?
LUKE ARMSTRONG, Regional President UK&I, EMEA & Asia-Pacific - Un an après cette annonce, nous avons fini de restructurer notre dette et avons même dégagé de l'EBIDTA positif au 4e trimestre 2024 et au 1er trimestre 2025. Depuis, nous poursuivons nos deux ambitions stratégiques : de la rentabilité durable et soutenable, ainsi que toujours plus d'expériences et de services pour nos utilisateurs.
Votre concurrent IWG, qui compte déjà 150 sites en France, compte en ouvrir 75 de plus dans les deux prochaines années. Comment comptez-vous rivaliser ?
La concurrence est rude. Nous comptons 52 immeubles en Europe et nous nous assurons qu'ils soient toujours performants.
Comment ?
À lire également
En 2025, nous allons déployer, à l'échelle du groupe, un programme d'investissement de 80 à 100 millions de dollars sur trois axes : rafraîchissement et reconfiguration des espaces de travail, reflexion de leur taille et réactualisation des infrastructures technologiques, à commencer par l'accès à Internet. Ce sera une année bien occupée. Nos clients existants nous demandent toujours plus de lieux différents dans des villes nouvelles pour eux.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Et pour les nouveaux comme Amazon ?
César Armand