C'est la nouvelle priorité affichée par les banquiers, les parlementaires et les professionnels de l'immobilier à l'échelle nationale comme à l'échelle régionale : la transformation de bureaux en logements. Et pour cause : mardi, l'Assemblée nationale votera en séance publique la proposition de loi visant à faciliter la transformation des bâtiments en habitations, avant que le Sénat ne la suive jeudi. Les parlementaires des deux chambres s'étant mis enfin d'accord sur la version finale de ce texte en commission mixte paritaire le 20 mai dernier, un an après son premier examen.
Principale avancée : sur le modèle du Village des athlètes de Paris 2024 en cours de mutation en bureaux et logements grâce à l'innovation du permis à double état, les maires pourront désormais délivrer des permis de construire « à destination successive ». En clair, prévoir et faciliter la réversibilité des bureaux, garages, hôtels et hangars dès leur conception.
Mieux, si ces opérations augmentent la surface dudit bâtiment, elles redeviendront assujetties à la taxe d'habitation pour permettre aux élus locaux d'investir dans de nouveaux services publics, types crèches, écoles ou gymnases. Encore aujourd'hui, les édiles préfèrent conserver des bureaux vides, qui leur rapportent encore une recette : la taxe foncière.
« Construire des logements, c'est accueillir des habitants supplémentaires, financer des équipements culturels et sportifs, ouvrir des crèches... C'est un investissement et cela ne doit pas se faire au détriment de la qualité de vie. Sinon, vos habitants étouffent »,résume Jacques Kossowski, maire (LR) de Courbevoie.