Eiffage a réalisé 220 millions d'euros de chiffre d'affaires sur le semestre grâce aux chantiers du Grand Paris Express.
Jean-Paul Pelissier
Le numéro 3 du BTP français présentait, ce lundi, ses résultats semestriels. Bien qu'Eiffage ait livré une partie de ses ouvrages à temps, d'autres ont subi du retard.
La première partie de 2024 a été productive pour Eiffage. En décembre dernier, le numéro 3 du BTP remportait un marché estimé à 2,4 milliards d'euros pour des ouvrages sur la ligne 15 Est (entre Bobigny et Champigny-sur-Marne) du Grand Paris Express.
Mais ce n'est pas le premier contrat que la Société des Grands Projets accorde à Eiffage. En effet, l'entreprise opère sur 8 lignes du Grand Paris Express : 14, 15 Est et Sud, 16, 17, 18, CDG Express et Eole.
Après avoir livré plusieurs chantiers depuis le début de l'année, Eiffage fait le bilan de son premier semestre.
Le 3 mai dernier, le Premier ministre Gabriel Attal (dont le gouvernement est démissionnaire depuis le 16 juillet) inaugurait l'extension EOLE du RER E, entre la gare d'Haussmann-Saint-Lazare et Nanterre-la-Folie dans les Hauts-de-Seine, à l'ouest de Paris. Sur cette ligne, Eiffage s'était chargé de poser les voies ainsi que d'adapter les gares existantes au passage de la nouvelle ligne.
La branche génie civil de l'entreprise était aussi présente sur le prolongement de la ligne 14 - qui relie désormais Saint-Denis-Pleyel à l'aéroport d'Orly -, pour creuser le tunnel entre Saint-Lazare et Saint-Ouen, mais aussi pour la construction des nouvelles gares de Pont Cardinet et Porte de Clichy.
Newsletter
Industrie et service
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.
Mais le PDG de l'entreprise, Benoît de Ruffray, ne se voile pas la face et admet que certains chantiers ont pris du retard sur le calendrier.
« Plusieurs gares de la ligne 16 sont concernées par ce retard, en plus de la nouvelle station prévue au Stade de France pour la ligne 15. Avec les Jeux olympiques, les travaux ont dû être interrompus », explique Benoît de Ruffray.