Pollution de la Seine: l'hypothèse d'un 2e site et une vidéo accablent le groupe Lafarge
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Arnd Wiegmann
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Il n'y aurait pas un site mais au moins deux usines parisiennes exploitées par le groupe Lafarge qui seraient responsables de pollution sauvage dans la Seine. C'est ce qu'affirme ce mercredi 2 septembre Europe 1, qui publie également une vidéo accablante d'une des centrales à béton du cimentier français. En plus du site de Bercy à l'Est de Paris où Lafarge est soupçonné de rejeter dans le fleuve "des particules de ciment, de liquides de traitement et des microfibres de plastique", le site situé « au pied du Pont Mirabeau » (Paris XVIe arrondissement) aurait adopté des pratiques similaires.
Or, suite à la révélation à la première suspicion de pollution, le groupe Lafarge s'était immédiatement déclaré "victime" et a affirmé que l'écoulement en question est le fait "d'un accident exceptionnel provoqué par un acte malveillant". Cela pour exclure l'hypothèse d'un acte volontaire de l'entreprise. En conséquence, les révélations d'Europe 1 sur un deuxième centrale de béton douteuse viennent faire tomber la défense de l'industriel français sur un cas isolé et accidentel.
Pour corroborer les images montrant des eaux usées arrivant dans la Seine, des riverains du pont situé à l'Ouest de la capitale ont été interrogés. «J'ai vu plusieurs fois des camions Lafarge déverser un liquide blanchâtre, qui ressemblait à des eaux usées, directement dans la Seine», raconte l'une d'elle au micro de la radio précisant que ces rejets existeraient "depuis plusieurs années".
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D'ores-et-déjà, pour la première suspicion, une enquête a été ouverte par le Parquet de Paris pour "suspicion de pollution de la Seine par une entreprise de travaux publics", indiquait l'AFP. Le parquet a confié à l'office français de la biodiversité (OFB) et à la brigade fluviale une enquête judiciaire pour "déversement de substances nuisibles par personne morale", "jet ou abandon par personne morale de substances nuisibles" et "utilisation de produits phytosanitaires sans respecter les conditions d'utilisation".
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