Prix de l'immobilier : "Le Grand Paris Express créera la ville du XXIe siècle"

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Le président d'OptimHome et de Capifrance Olivier Colcombet.
Le président d'OptimHome et de Capifrance Olivier Colcombet. (Crédits : DR)
Membre de l'observatoire des prix immobiliers du secteur privé, Olivier Colcombet, pdg de Digit RE group (technologies et services au service des conseillers immobiliers) et président des marques Optimhome et Capifrance, observe que le prix du mètre carré dans les villes grand-parisiennes a par exemple progressé de 20% à Clamart.

LA TRIBUNE - L'intégralité des lignes ayant été confirmée en février 2018, dans quelle mesure y-a-t-il eu un effet Grand Paris Express sur les communes aujourd'hui enclavées et demain mieux desservies ?

OLIVIER COLCOMBET - Nous l'avions envisagé et nous avons clairement observé des progressions significatives. Actuellement desservie par une gare Transilien, la ville de Clamart a progressé de 20%, atteignant en moyenne 6.000 euros du mètre carré, soit un chiffre supérieur à celui de l'agglomération lyonnaise. Idem aux Lilas, à Nanterre et à Saint-Ouen où se trouvent le métro et le RER où les prix ont augmenté de 17 à 19%. Il s'agit en réalité du même phénomène que celui que nous pouvons observer avec l'arrivée des TGV. Nous n'en sommes d'ailleurs qu'au début. Sur les dix dernières années, Paris a pris 40% quand ces villes ont augmenté de 10 à 13%.

Le Grand Paris Express est en outre un projet d'urbanisation qui pose la question de Paris intra-muros. La capitale soutient la banlieue en poussant au redéploiement autour. Demain, le Grand Paris comptera 12 millions d'habitants, suivant la prévision mondiale de 70% d'habitants en ville. Ces nouveaux environnements accueilleront des commerces et des entreprises et donc de l'emploi.

Avec la division par deux des temps de transport et la multiplication par deux du travail à proximité des zones de résidence, les habitants n'y dormiront plus seulement, mais vivront sur place. Les crèches, les écoles et les équipements vont donc se développer pour renforcer cette qualité de vie. En résumé, en répondant aux attentes des riverains.

Les prix dépassent les 10.000 euros du mètre carré à Paris dans plus de la moitié des arrondissements parisiens. Cela risque-t-il de se produire un jour dans les communes limitrophes ?

La réponse facile consiste à dire "oui", mais la vraie question est de savoir à quelle échéance. Issy, qui culmine déjà à 8.600 voire 9.000 euros, va encore progresser, de même que sa voisine Clamart. Nous y allons doucement, mais sûrement.

Où faut-il investir en Île-de-France d'après vous ?`

Vous investissez là où vous vous sentez bien. Si votre vocation est de vous installer, vous ne courrez pas seulement après une plus-value. Il existe encore des opportunités, comme dans l'Est francilien qui ne progresse pas. Ne croyez pas qu'acheter à Villejuif, qui n'a pris qu'1%, sera une moins bonne affaire qu'un endroit où le prix du mètre carré a augmenté significativement.

Par ailleurs, pour tout investissement immobilier, que vous bénéficiiez d'une aide gouvernementale ou que vous profitiez d'une opportunité, il est essentiel de s'assurer qu'il existe un marché pour une éventuelle revente ou une location.

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