CONSEILS. Face à l’interdiction de location des logements classés G, des propriétaires font le choix d’entamer des travaux de rénovation énergétique. Une opération qui peut se révéler complexe et onéreuse.Après avoir racheté la maison de sa belle-mère à Châtillon pour 590.000 euros, dans le cadre d'une succession en février 2024, Philippe s'est rendu compte qu'il ne pourrait pas la louer à partir du 1er janvier 2025. « C'est une maison ancienne avec beaucoup de charme, mais comme elle a deux cents ans et qu'il n'y a pas eu de travaux depuis 45 ans, elle n'est pas du tout isolée ! », explique le propriétaire à La Tribune. Sans surprise, le bien est classé G au diagnostic de performance énergétique (DPE).
Au pied du mur, Philippe a « décidé de tout refaire ». Une rénovation d'ampleur qui doit durer un an et demi, mais qu'il ne regrette pas. « Ça va redonner beaucoup de valeur à cette maison de 147 m2 et je pourrai la louer entre 2.500 et 3.000 euros par mois, ce qui est conséquent », estime-t-il. Reste que cette rénovation complète lui coûte un bon billet. « Il y en a pour 250.000 euros de travaux dont 99.196 euros de rénovation énergétique », indique le Châtillonnais. Dans le détail : 7.509 euros de poêle à granulés, 34.405 euros de portes et fenêtres, 57.282 euros d'isolation intérieure. Objectif : obtenir la lettre C au DPE.
Un accompagnement au long cours
Pour faire baisser la facture, Philippe s'est fait aider par un Accompagnateur Rénov', une obligation depuis le 1er janvier 2024 pour débloquer l'aide Ma Prime Rénov'. « Indépendant de l'artisan en charge des travaux, il réalise un audit initial du bien, présente les scénarios de travaux et accompagne les propriétaires sur l'analyse des devis et les aides auxquels ils ont droit », détaille Audrey Zermati, directrice stratégie d'Effy, une entreprise spécialisée dans la rénovation énergétique.
Maxime Heuze et Jean-Victor Semeraro