L'industrie pharmaceutique dans le collimateur de l'autorité de la concurrence

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Bruno Lasserre, président de l'Autorité de la concurrence - Copyright Reuters
En 2013, la priorité de l'Autorité de la concurrence sera de se "pencher sur l'industrie du médicament" selon Bruno Lasserre, son président. Des dossiers seraient déjà en cours selon lui.

"La crise ne justifie pas un relâchement des pratiques anticoncurrentielles", prévient Bruno Lasserre dans un entretien accordé au Figaro de ce mardi. Après avoir dressé un bilan de l'année 2012, dominée par Free Mobile et les Télécoms, le président de l'Autorité de la concurrence y fixe la priorité pour 2013 : "cette année, nous allons nous pencher sur l'industrie du médicament". L'alerte est lancée pour le secteur.

"Plusieurs dossiers en cours"

Au coeur de l'enquête, l'Autorité de la concurrence va tenter de déterminer s'il existe des entraves au développement des générques. "Plusieurs dossiers sont en cours pour savoir s'il n'existe pas des entraves au développement des génériques" annonce d'ailleurs son président. Plus généralement, l'Autorité va "passer au crible la chaîne de formation des prix".

"Un arbitre ferme et impartial"

En 2012, Bruno Lasserre précise par ailleurs que l'Autorité de la concurrence a imposé pour 540,6 millions d'euros de sanctions et rendu 266 décisions et avis. Selon lui, "c'est quand l'économie vacille qu'il faut un arbitre ferme et impartial qui protège (...) contre les ententes ou les abus dont l'effet est d'augmenter artificiellement les prix". Sans préciser plus avant, le président de l'Autorité de la concurrence souligne aussi le souhait des Français de voir les secteurs de l'énergie et des banques soumis à une concurrence "renforcée".

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Commentaires
a écrit le 15/01/2013 à 18:19 :
Ikls n'ont pas de chance le ministre de la santé n'est plus une pharmacienne qui nous a pris pour des billes pendant des années à moins que cette ministre actuelle de la santé se degonfle comme pour les honoraires libres des médecins alors rien ne changera comme d'habitude
a écrit le 15/01/2013 à 15:16 :
De moins en moins de personnes ne souhaitent consommer de médicaments placebos ou iatrogènes (déclencheurs de maladie), l'industrie pharmaceutique a fait voté en 2006 à Bruxelles un décret réglementant les compléments alimentaires sur la poussée de leurs lobbyistes chèrement payés, ont doit aujourd'hui déclaré des simples acides aminés comme de vulgaires médicaments, décret que ne connaissent pas les Français et les Européen, cela c'est fait dans le dos des consommateurs, un grave manquement à l'étique.
Des jugements lourds de conséquences
Mais le combat se déroule également dans les tribunaux français où le Conseil national de l?ordre des pharmaciens (CNOP) assigne systématiquement les fabricants de compléments alimentaires et obtient gain de cause au mépris des lois existantes. Les arrêts rendus retiennent ainsi systématiquement la qualification de médicament, ce qui imposerait une autorisation de mise sur le marché et une vente en pharmacie. Et cela même si les compléments alimentaires en question ont obtenu l?autorisation administrative de la Direction générale de la répression des fraudes (DGCCRF) ou font partie de la liste des plantes « libérées » en 2008.
Vous l?aurez compris, le secteur pharmaceutique souhaite, ni plus ni moins, mettre la main sur ce marché en évinçant les acteurs d?origine. Pour bien comprendre les décisions prononcées sur renvoi de cassation, voici désormais ce que l?on peut entendre dans les tribunaux : « L?action thérapeutique des plantes médicinales qui modifie les fonctions physiologiques donne au produit qui le contient la qualification légale de médicaments par fonction. » Ou encore au sujet de la vitamine C « de par l?action pharmacologique ou métabolique qu?il exerce, il est administré en vue de corriger des fonctions physiologiques ». Pour l?avocat Patrick Beucher, ces jurisprudences doivent alerter aussi bien les fabricants, les vendeurs, que les consommateurs : « Désormais la qualification de médicament s?impose simplement parce qu?il y a des spécialités pharmaceutiques qui contiennent ces substances. » Ainsi labos et pharmaciens pouvaient, main dans la main, animer fin mars une table ronde au salon Pharmagora sur le thème : « Les compléments alimentaires source de marge et de rentabilité »?

http://www.pratiques-de-sante.com/article/alertes-suppression-complements-alimentaires.html?page=2

Réponse de le 15/01/2013 à 17:20 :
Nos Parlementaires Députés et Sénateurs quel que soit leur couleur politiques, cesont tous les mêmes affligeants personnages, sont lourdement fautifs de toutes ces saloperies qui prospèrent, il faut que les citoyens envahissent les permanences de nos Parlementaires pour sonner les cloches et le toxin !!!
a écrit le 15/01/2013 à 10:43 :
L'autorité de la concurrence devrait enquêtaer sur les flux financiers et les aides gabegiques accordées par oseo à l''industrie pharmaceutique, et mettre dans le viseur les cadres d'Oseo ex Anvar qui sont actifs dans ces sphères de l'indsutrie pharmaceutique ... Mais la Sécurité Sociale AUSSI devrait mettre oseo dans le collimateur de l'indsutrie pharmaceutique pour double financement de cette industrie ... les cadres d'Oseo sevantent en expliquant que "ça marche bien", en effet même les faux médicaments et les médicaments sans intérêt thérapeutiques sont abondemment financés en R et D stupides par Oseo ex anvar
a écrit le 15/01/2013 à 9:53 :
génériques=gabegies

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