Comment les pharmaciens tentent de soigner leur avenir

 |  | 815 mots
Lecture 4 min.
Copyright AFP
Copyright AFP (Crédits : © 2009 AFP)
Face à une érosion inédite de leurs chiffre d'affaires et dans un contexte d'évolution générale des pratiques médicales, les pharmacies françaises préparent leur mutation. L'un de leurs groupements, le Giphar, projette des officines plus grandes, moins nombreuses, et une vente à distance devenue inévitable.

A quoi ressembleront les pharmacies de demain ? Bousculé par une conjoncture économique difficile et par la volonté de l'exécutif de réduire les dépenses publiques, ce commerce de proximité devra lui aussi évoluer, et s'adapter pour que perdure la qualité du service délivré aux malades. En 2012, le marché des médicaments vendus en pharmacie a pour la première fois reculé, de 2,3% en valeur. Sa chute devrait s'accentuer cette année (-3,4%), selon les prévisions du cabinet IMS Health et représenter ainsi un chiffre d'affaires d'environ 20,2 milliards d'euros par an contre 21 milliards sur la période 2006-2011.

"La santé subit désormais le choc de la conjoncture. Dans le passé, l'industrie pharmaceutique était contre-cyclique. Or son financement public, qui était sa force, est devenu sa faiblesse", a expliqué le professeur d'économie parisien Claude Le Pen lors de la parution de l'étude de l'IMS Health en mars dernier. Ajoutons qu'actuellement, 47% des pharmacies voient leur chiffre d'affaires baisser selon les chiffres cités par le groupement de pharmaciens Giphar.

Moins de pharmacies, mais plus grandes

Dès lors, comment les officines doivent-elles évoluer ? Vaste question à laquelle les représentants du secteur s'intéressent pour essayer d'anticiper les mutations à venir et les évolutions à opérer. A ce titre, le Giphar, l'un des 12 groupements français de pharmaciens d'officine a livré ce 23 mai ses premières pistes.

D'une part, il juge le regroupement des officines "incontournable" et prévoit qu'elles seront un peu moins nombreuses mais d'une surface plus grande. "L'offre de services, la création d'espaces de confidentialité qui devront être multipliés au sein de la même officine vont demander plus de place" fait remarquer le groupement. Les pharmacies de campagne pourraient bien voir leur zone de "chalandise" s'étendre. Certains médicaments pourraient-ils être distribués en grande surface?

L'accompagnement et l'écoute primordiaux

Le groupement prévoit également un élargissement de la palette de services proposés : "Construire une forte proximité avec le patient dépassera celle entretenue aujourd'hui avec une simple officine. (...). Le dépistage, le diagnostic, le traitement et le suivi des patients nécessiteront des interventions à distance", note-t-il. Une évolution de service rendu consécutive à une loi parue en juillet 2009. L'accompagnement du patient sera plus que jamais primordial, d'autant que certains professionnels, dont le pharmacien et président du Giphar Jean-Michel Cloppet, considèrent que l'automédication accompagnée par le pharmacien est une réponse possible au désert médical.

En outre, le mode de rémunération des pharmacies lui aussi pourrait évoluer, c'est en tout cas ce qu'espère le Giphar considérant que le principe de la rémunération en lien avec le nombre et le prix des boîtes de médicaments vendues n'est plus cohérent avec une offre de médicaments génériques qui se développe. Un premier pas en ce sens, a déjà été franchi en ce sens l'an dernier avec la convention nationale signée le 4 avril 2012 entre l'Union nationale des caisses d'assurance maladie et les trois syndicats représentatifs des pharmaciens, instaurant un "honoraire de dispensation" égal à 25% de la marge commerciale des médicaments remboursés d'ici 5 ans. Sa mise en place s'effectue progressivement.

Déconnectée du prix du médicament, cette rémunération a pour but de "valoriser l'acte de dispensation" c'est-à-dire l'analyse pharmaceutique de l'ordonnance, la préparation éventuelle de doses à administrer et les conseils aux patients. "Quel est le prix de l'écoute ? S'interroge Jean-Michel Cloppet. Je ne sais pas mais il faudra bien qu'elle soit rémunérée" lance-t-il.

Commander sur Internet, retirer en pharmacie

Enfin, sujet prompt à générer le débat, la vente en ligne de médicaments serait inévitable. "On n'échappera pas au rouleau compresseur du e-commerce", considère Philippe Becht, délégué général Giphar, et ce bien que 80% des pharmaciens seraient contre un tel commerce. "On n'arrêtera pas Internet et les nouvelles technologies mais il faudra trouver la bonne méthode", poursuit-il. La marche à privilégier ? Peut-être le modèle "web-to-store" dans lequel le patient peut commander ses médicaments en ligne, et bénéficier d'une offre large à des prix concurrentiels, pour ensuite aller les retirer (obligatoirement) en officine.

C'est ce pari qu'a d'ores et déjà fait un autre groupement de pharmaciens, le PHR, qui a lancé le 16 mai dernier un portail sur ce modèle nommé mapharmacieservices.com. Le site agrège l'offre de 250 pharmacies. "Il faut faire du multi-canal", estime Jean-Michel Cloppet, prenant l'exemple du secteur de l'optique. Quelles que soient les directions prises, les pharmaciens ont intérêt à faire évoluer leurs officines afin de maintenir leur activité... et les emplois qu'elle génère. Les pharmacies françaises emploient environ 120.000 personnes en France, soit davantage que les entreprises du médicament (102.900 salariés).

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 02/09/2013 à 14:51 :
Je fais malheureusement partie des pharmacies qui mettent la clé sous la porte à raison d'une tous les trois jours. C'est cela la réalité. Entre 60 et 70 heures de travail hebdomadaire pour un salaire inférieur à ceux de nos préparateurs . Des banquiers qui téléphonent à 9h00 le matin pour nous "conseiller" de trouver 3000 ? à remettre sur les comptes avant midi, faute de quoi ils ne nous suivront pas.....
C'est un métier magnifique, mais qui va disparaitre parce que c'est si facile de croire toutes les inepties dites et écrites.
Et quand le maillage du territoire ainsi que le système de garde , comme le conseil gratuit auront disparu pour une vente chez Leclerc ou autres copains...il sera simplement trop tard ...
Réponse de le 21/10/2013 à 22:16 :
La pharmacie d'officine est en pleine mutation, en pleine évolution, il faut savoir se diversifier ( médecine, préventive, e-commerce, service de livraison à domicile, carte de fidélité,etc)... ce que font tous les autres secteurs en faite. On ne peut pas exercer comme il y a 40 ans!!!!!!!!
J'ai envie de vous dire à vous et à vos confrères tampis pour vous il fallait réagir avant
a écrit le 31/05/2013 à 1:30 :
Ce que ne disent pas les titulaires , ils font entre 5000 ? et 8000? de black. Et que les groupement sont une cosanostra. Et les labo avec...
Réponse de le 04/06/2013 à 23:52 :
Faux.
Réponse de le 08/08/2013 à 22:15 :
sources de vos affirmations?
pharmacien adjoint,je n'ai jamais vu ces pratiques.
a écrit le 27/05/2013 à 18:59 :
Deux fois sur trois , pour ne pas dire plus ,c'est un préparateur ou préparatrice qui me délivre les médicaments figurant sur l'ordonnance
Réponse de le 26/02/2014 à 16:19 :
et alors, cela fait parti de leur métier !
a écrit le 24/05/2013 à 16:54 :
Bonjour à tout le monde...
J'ai presque envie de pleurer lorsque je lis vos commentaires (en diagonales).
Je vais essayer de répondre à des bêtises que j'ai pu lire...
On parle de technicien bac +2 au Pays Bas juste pour lire une prescription...J'ai un bac +7, ce qui fait de moi le professionnel le plus diplômé après un médecin. Mon travail tous les jours est de faire en sorte que le traitement de mon patient soit bien adapté (indication posologie, contre indication) et le plus important la vérification des interactions médicamenteuses entre plusieurs médicaments. Un vrai professionnel de santé qui accompagne le patient, qui reçoit les brebis égarés dans ce système de santé, en tentant de les guérir en ce temps de pénurie de médecin. Une personne qui pour un conseil un soin d'urgence sur une plaie ne demande rien. Une personne qui travaille actuellement de 8h30 à 20h30 tous les jours.
Je réalise 12 gardes d'une semaine par an sur mon secteur.
Un salaire qui fait de moi le CADRE le moins bien payé de FRANCE avec une moyenne de 2600? !!!
Vous trouvez que je le mérite pas???

Vous vous focalisez sur les médicaments non remboursés appelés (OTC) ou ceux en vente libre qui représentent 8% du CA des pharmaciens alors que pour 80% du CA le prix est imposé par l'ETAT et comme vous le dites très justement les prix diminuent.

Vous avez "encore" la chance d'avoir 22000 pharmacies, 1 pharmacie ferme tous les 3jours en France...
Ceci est la preuve que notre métier est en souffrance économique. Ne confondez pas les pharmaciens qui ont 60ans et qui roulent en gros 4x4 car ils ont payé leur pharmacie (ils ont travaillé à l'âge d'or des pharmacies et pouvait se contenter de relever les compteurs en fin de journée entre deux parties de tennis et de golf)!!!

La marge de nos commerces est bien sur l'ensemble du territoire (26-27%), vous trouvez cela du vol?
il s'agit d'une marge proche de la grande distribution !!!!! sauf que nous avons du personnel qualifié et pas la structure d'achat !!!

Vous voulez connaître la situation des officines françaises et bien voilà la douce réalité..
Réponse de le 04/09/2013 à 21:45 :
bonjour, je suis étudiante en pharma, j'entre en 4ème année. Etant en pleine réforme, je dois choisir mon orientation dés le mois de janvier 2014. J'ai toujours voulu faire officine, j'adore ce métier. MAIS avec tous ce que je lis, ce que je vois, ce que j''entends, comment ne pas avoir peur? Du coup j'hésite a passer l'internat mais travailler a l'hopital ou en recherche n'etait absolument pas ma vocation...
Quels sont vos avis, vos conseils?

Merci
Réponse de le 08/09/2013 à 23:01 :
Bonjour Mathilde, je suis diplômée 1990.
J'ai 47 ans et ai repris une activité en officine il y a 5 ans après un arrêt de 8 ans. Je suis retournée à la fac pour me mettre à jour (DU de 1 an à la fac de Châtenay-Malabry ). Depuis, J'ai eu de nombreux CDD payés entre 2300 et 2600 ? net sauf les nombreux mois avec 6 semaines. Je suis actuellement au chômage, je ne veux pas de temps partiel qui bloquent trop pour des temps pleins hypothétiques mais de toute façon, même pour des CDD à temps partiel on préfère prendre des .....jeunes....diplômés. Sauve-toi, fais autre chose par choix avant qu'on ne te l'impose. Choisis des grandes structures pour éviter ces lieux de non droit que sont les officines. Pharmacien adjoint, face à certains employeurs, tu n'es rien, vends ce que l'on te dit, dis n'importe quoi pour la para, si tu tombes sur un dingue, il te dira qu'on ne te demande pas de penser mais de vendre.
Je pense devenir nounou ,quel gâchis !
Réponse de le 18/01/2014 à 17:11 :
je suis pharmacien adjoint au chômage (bac +6)!
voilà mon état après 16 ans d'officine!
Et on continue à former (numerus clausus)chaque année 1400 pharmaciens en trop sur le marché sans que cela n'émeuve personne !
Il est probable qu'un jour un scandale éclatera!
a écrit le 24/05/2013 à 15:58 :
il faudrait déjà laisser les pharmaciens s'établir où ils veulent pour éviter le système de rente actuel, ensuite il faut assainir la mafia qu'est devenue l'industrie du médicament avec des rétro-commissions, des prix qui varient du simple au triple d'un payer à l'autre, ensuite il faut délivrer les médicaments à l'unité comme en grande bretagne et surtout laisser les grandes surfaces vendre les médicaments sans ordonnance.
a écrit le 24/05/2013 à 12:05 :
Alors que l?Autorité de la concurrence a émis un avis défavorable sur le projet d?arrêté du gouvernement concernant la vente en ligne de médicaments, en raison de « l?ensemble important d?interdictions et de restrictions » qu?il contient, il est intéressant de revenir sur le rôle joué par les différents professionnels de santé reconnus et notamment celui qui revient entre autres aux pharmaciens qui ont pignon sur rue.
Il est vrai qu?une directive européenne de 2011 rend possible la vente de médicaments sur Internet, tout en laissant la possibilité aux Etats membres de l?encadrer. Toutefois, selon Patrick Zeïtoun, président de l?Union des pharmaciens de la région parisienne qui a présenté un recours en référé devant le Conseil d?Etat concernant la mise en vente libre des médicaments sur Internet, cet avis va à contre courant des objectifs visés en termes de compétences, d?économies et de santé publique.
Voilà pourquoi les précisions qu?il apporte sur le dossier pharmaceutique (DP) sont intéressantes Car ce que le système informatique mis en place au niveau des officines françaises permet de faire, la vente en ligne de médicaments ne le permet pas.
Quant à la prescription et délivrance de médicaments génériques, Patrice Rolin, conseiller à la CPAM du Val-de- Marne rappelle ce qui a servi de déclencheur en termes de consommation. D?autant que ces médicaments moins chers ont comme le rappelle Patrick Zeïtoun les même propriétés que les médicaments de marque.A retrouver dans l'émission proposée par la webradio indépendante AWI sous le titre " Médicaments, génériques et e-commerce" .
a écrit le 24/05/2013 à 10:23 :
J'habite dans une ville de 50000 habitants aux Pays-Bas et nous n'avons que 2 pharmacies, les employes sont des techniciens en pharmacie (Bac +2), ce qui est plus que suffisent pour lire et comprendre une prescription. Leurs marges ne depassent pas les 10/15 %. Quant au paracetamol et a l'ibuprofene, ils sont en vente libre dans les supermarches (50 comprimes de 500mg de paracetamol pour 1 euro !!!) . Les pharmacies ne sont rien de plus que de simple commerces ! Les vrais pharmaciens sont ceux qui developement des medicaments.
Réponse de le 24/05/2013 à 10:38 :
@Rentiers
Exact! et entièrement d'accord avec vous, de la même manière qu'un fromager est une personne qui fabrique du fromage, et celui qui le vend est un commerçant en produits laitiers, mais non un fromager!.
Réponse de le 24/05/2013 à 17:05 :
Sauf que vous oubliez qu'en France, le pharmacien d'officine est la pour contrôler la prescription du médecin. S'il laisse passer une erreur et qu'il y a décès par exemple, il est tenu responsable, avec les conséquences judiciaires qui vont avec! Donc NON, le pharmacien n'est pas qu'un simple commerçant!
Réponse de le 24/05/2013 à 17:12 :
Hier j'ai passé une heure au téléphone,pour essayer de solutionner un problème de rupture de stock d'un médicament (traitement anti cancéreux),appel au labo ,à l'hopital....
tout cela pour que le malade soit de nouveau hospitalisé.c'est cela aussi notre métier de pharmaciens et beaucoup plus souvent que vous ne le pensez,et cela n'est pas rémunéré.
quand vous nous n'aurons plus que des grosses pharmacies de" vendeurs " ,et bien nous irons tous aux urgences! c'est la médecine de proximité de demain!
Réponse de le 24/05/2013 à 19:44 :
personnellement si j'ai une bonne toux, je préfère que ce soit quelqu'un de qualifié qui me conseille plutôt qu'un vendeur comme aux pays bas...
la boîte de 50 comprimés de paracetamol a 1euro... je me demande ce qu'il y a dedans
ça doit etre sympa les hopitaux par chez toi entre les petites problemes mal traités qui terminent aux urgences et les gars qui gobent 10 comprimés de paracetamol d'un coup
a écrit le 24/05/2013 à 9:35 :
Un "patient", comme on avait coutume de l'appeler dans les professions de santé était quelqu'un de malade que l'on pouvait faire attendre, c'était en quelque sorte un "usager" couvert par la sécurité sociale.
Mais les temps ont changé, l'usager est devenu "client" par la force des choses, puisqu'il doit prendre désormais des assurances privées (mutuelles) pour se couvrir en cas de pépin de santé, et les professions de santé devront s'adapter comme n'importe quel commerce pour être à l'écoute et servir le "client" suivant ses désirs.
Réponse de le 24/05/2013 à 16:30 :
Sauf que le boulot du pharmacien n'est pas de lire et de comprendre une ordonnance, mais de la contrôler puis de la valider. Pour ça, le pharmacien vérifie les contre-indications physio-pathologiques, l'indication thérapeutique des médicaments prescrits, la posologie, et les interactions médicamenteuses. Il explique ensuite le traitement au patient, puis doit être capable de répondre à toutes ses questions concernant ses médicaments et leurs effets secondaires.

Pour ça, un bac+2 ne suffit absolument pas. Il faut un doctorat bac+6 en pharmacie. On ne peut pas comparer une délivrance pharmaceutique, ou le pharmacien partage la responsabilité de l'ordonnance qu'il a validé avec le médecin, et la vente de camembert, je suis désolé.
a écrit le 24/05/2013 à 7:41 :
Les pharmaciens auraient rêvé d'un statuquo qui leur permettait de changer le Q7 tout les deux ans au frais de la sécu. Ils faudra qu'ils s'adaptent à la crise (eux aussi)...
Réponse de le 24/05/2013 à 10:19 :
Quel beau cliché !
Réponse de le 24/05/2013 à 10:49 :
Je ne savais pas que les Q7 étaient remboursés par la sécu...
Réponse de le 24/05/2013 à 11:14 :
les Q7 ne sont pas rembourses, mais par contre la secu doit leur rembourser les medicaments + 1/3 du prix d'achat en tant marges (25%). Example: le pharmacien vous vend un medicament a 100 euros, il garde 25 euros dans sa poche, la communaute doit tout payer.Cca fait quand meme chere le sourire, et des fois on n'y a meme pas le droit !
Réponse de le 24/05/2013 à 12:48 :
Avant de parler renseignez vous sur les marges mon brave ! Quelques mot clés pour votre recherche : marge dégressive lissée et marge légale !
Réponse de le 08/08/2013 à 22:22 :
Pitcho rassurez vous,Je suis pharmacien adjoint et j'ai appris la fermeture de l'officine qui m'emploie et donc mon licenciementi!Mais c'est seulement mon 2eme en 20 ans.
a écrit le 24/05/2013 à 0:42 :
Les pharmaciens ont scié la branche sur laquelle ils étaient (très confortablement) assis, à en vouloir toujours plus, trop... Dans tous ces métiers de la "santé", ça n'est que le début des déconvenues. Faire du business pour du business, pourquoi pas, mais il faut en accepter toutes les règles. Maintenant que les patients sont officiellement des clients qui paient, les pharmaciens apprennent le vrai commerce et vont devoir grossir ou disparaître. Gros holding, sinon pas gros dividendes.
Réponse de le 24/05/2013 à 15:09 :
il y a des brebis galeuses par tout, mais ne mettez pas tout le monde dans le même sac. d'ailleurs les "clients" ne payent pas car avec le tiers-payant l'avance des frais est pour la pharmacie et par pour le "client"
a écrit le 24/05/2013 à 0:25 :
Je ne sais pas comment sont organisés les circuits, mais alors qu'il y a dix ans on trouvait de tout partout, il me faut aujourd'hui faire deux ou trois pharmacies pour avoir l'ensemble de ce qui est prescrit sur des conditions banales et encore la plupart du temps il faut attendre le retour de la commande le soir ou le lendemain pour un ou deux des médicaments. Je suppose que je ne suis pas un cas isolé.
Réponse de le 24/05/2013 à 8:31 :
les français sont des gosses de riches qui veulent tout tout de suite
Réponse de le 24/05/2013 à 10:17 :
@ simple citoyen: avec les répartiteurs vous avez vos médicaments dans la demi journée qui suit. Certains médicaments sont en rupture de stock parce que les labos livrent en priorité les pays où ils peuvent vendre plus cher.
Réponse de le 24/05/2013 à 10:35 :
@gosse de riche: on veut tout tout de suite quand on paie tout plein pot, mutuelles etc...
mais bien sûr, on accepte d' attendre le lendemain pour obtenir ce dont on a besoin! c'est quand même plus sympa d'avoir un conseil de visu de son pharmacien de quartier plutôt que d'avoir affaire à un écran d'ordinateur...
Réponse de le 08/08/2013 à 22:35 :
plusieurs dizaines milliers de references.Pour une molecule comme l'amoxicilline ,suivant la forme,la marque plusieurs centaines de references desormais contre quelques unes il y a quelques années.Les generiques ont fait exploser le nombre de réferences.Je ne crois pas que les gens sont mieux soignés.Sans parler des cartons de périmés qui partent a la destruction car pas vendu.Notre systeme de consommation est un scandale,il induit un gachis considerable ,pas seulement dans le medicament mais en général.
a écrit le 23/05/2013 à 23:09 :
Le prix d'un médicament non remboursé peut varier du simple au double d'une officine à l'autre dans la même ville. Outre-Manche notamment les médicaments sans prescription sont disponibles en grande surface ou encore dans des enseignes spécialisées. Un comptoir est prévu pour les médicaments sur ordonnance. Il y a toujours la présence d'un pharmacien.
Réponse de le 24/05/2013 à 16:06 :
renseignez vous sur l'augmentation du nombre de transplantation du foie a cause du paracetamol (dafalgan, efferalgan et doliprane) en vente libre par boite de 50 à 1?...
Réponse de le 24/05/2013 à 19:51 :
effectivement, en Italie ils s'y sont mis: résultat, 6% de contrefaçon
ça veut dire que quand tu achètes une boite paracétamol tu as 1 chance sur 20 d'avoir une un truc au mieux inutile, au pire dangereux
a écrit le 23/05/2013 à 22:50 :
On ressort la vieille sauce des honoraires pour les pharmaciens. Déjà le Sénateur SERUSCLAT en 1981....!! avait travaillé et remis un rapport à ce sujet à Pierre Mauroy..!!
C'est du copié collé irréalisable car les pharmacies ont un statut de commerce; elles sont immatriculées dans les Chambres de Commerce et soumises à TVA (2,1% pour les médicaments remboursables.... l'état encaisse une taxe lorsque vous êtes malades...!!
5,5% pour les médicaments non remboursables et 19,6% pour tout le reste)
a écrit le 23/05/2013 à 20:33 :
J'irais me coucher ce soir pour plaindre ces "pauvres" apothicaires!, lorsque l'on connait le prix de cession de ces fonds de commerce, il y a de quoi attraper des sueurs froides!.
Réponse de le 23/05/2013 à 21:49 :
Le démaillage correspond aussi à la disparition de certaines pharmacies. Quand en campagne les "petits vieux" devront faire 30Km pour avoir leur anti-hypertenseur alors qu'ils avaient avant une pharmacie à 5 minutes de chez eux, cela fera peut-être réfléchir. Quand il n'y aura plus que des chaines ou de grosses pharmacies qui fixeront d'un commun accord les prix des médicaments non remboursés, qui s'entendront sur leur politique horaire (style, tout le monde ferme le samedi après-midi pour diminuer la masse salariale) et pourquoi pas sur une certaine mutualisation du personnel; cela sera t-il réellement une avancée? L'employé sera perdant, les clients à terme seront perdants, mais les pharmaciens (ou autre, si l'ouverture du capital est validé) s'en foutrons vraiment plein les poches et cela au détriment des clients et des salariés.
Réponse de le 24/05/2013 à 3:12 :
Entre la proposition de regroupement des pharmacies et faire payer l'écoute et le tout privé comme au USA par exemple je préfère tenter le tout privé. Car dans le premier cas il s'agit de protéger une caste et lui permettre de continuer à vivre au crochet de la société en pompant la sécu.
Walmart, RITE AID, COSTCO, Walgreen, CVS, ... toutes ces enseignes font de la pharmacie et quasi tous les autres commerces font des medocs non remboursés.
Réponse de le 24/05/2013 à 12:49 :
@kromagnon le budget médicament représente 10% maxi du budget de la sécu. Ce n'ai pas en tapant sur les pharmacie qu'on comblera le trou de la sécu mais en réformant les retraites la caf et l'hôpital branches les plus en déficit. Il est toujours plus facile de taper sur 40000 pharmaciens que sur les millions de fonctionnaires!!!
Réponse de le 24/05/2013 à 15:16 :
@kromagnon j'aimerais bien connaitre votre situation pour vous permettre de mettre au pilori une profession entière. Je peux d'ailleurs vous dire qu'actuellement les pharmaciens ne "continuent pas de vivre au crochet de la société en pompant la sécu" mais sont bien source d'ECONOMIES pour la sécu, notamment et en premier lieu par la substitution par les génériques, génériques que vous êtes sans doute le premier à refuser.

Le pharmacien avec son image de rentier que certains ont contribué à monter est la cible facile. Mais vous vous renseignerez sur les grilles de salaires, sur les pharmacies qui ferment, sur l'évolution du CA, sur les prix de vente des officines,...oui une pharmacie vaut cher à la revente, mais elle vaut également cher à l'achat! c'est un peu comme dire que vous êtes riches car vous êtes propriétaire de votre maison
Réponse de le 24/05/2013 à 19:58 :
La profession de pharmacien a beaucoup évolué ces dernières années. Ce ne sont plus des gros messieurs qui passent le soir à la sortie de leur partie de golf pour récupérer la recette de la journée. Mais ce doivent être des gestionnaires d'une entreprise qui emploi plusieurs personnes s'occupe des malades car les médecins sont surtout devenus des techniciens qui traitent des cas et ne veulent plus s'installer où sont leurs patients (campagnes, quartiers difficiles...) le maillage des pharmacies a un rôle important à jouer si on le laisse en place, et si les pharmaciens veulent jouer leur rôle de prise en charge des patients; suivi de pathologies chroniques (hypertension,diabète, prise en charge de la bobologie...) Mais où je suis plus circonspect c'est leur rôle de subtstitueur à tout prix pour sauver la sécu et préserver leurs marges.
Réponse de le 08/08/2013 à 22:39 :
Cela etait vrai,il y a 30 ans,l'officine dans laquelle je travaille ferme a la fin de l'année.Pas de repreneur donc pas de plus value scandaleuse sur le capital mais une sacré moins value pour la titulaire qui a cru a son metier.
a écrit le 23/05/2013 à 19:00 :
"l'automédication accompagnée par le pharmacien est une réponse au désert médical" : déliquescence de notre système de santé !!! Tant qu'à prendre l'avis de quelqu'un qui n'a JAMAIS fait d'études médicales, pourquoi ne pas confier directement sa santé aux vétérinaires dans les campagnes ou aux plombiers pour réaliser des coloscopies sous prétexte qu'ils connaissent les tuyaux !!!
Réponse de le 23/05/2013 à 21:40 :
Et bien parlons en des vétérinaires qui ne souhaitent pas aller vers les humains car les études ne sont pas faites pour. Alors que ce n'est pas le cas des pharmaciens qui cherchent à vendre des médicaments vétérinaires sans jamais avoir eu la moindre formation pour.Les médicaments d'un labrador sont ils les même que chez le lapin ou le furet ou la vache ? Mais quand il s'agit d'augmenter les ventes pour répondre à l?érosion du médicament humain, toutes les pistes sont bonnes.
Réponse de le 23/05/2013 à 23:28 :
@ Chavroux : les médicaments vétérinaires font partie de la formation des pharmaciens d'officine.
Réponse de le 24/05/2013 à 0:11 :
On ne fais pas d'études médicales mais on partage les postes de biologiste avec les médecins.. curieux
Réponse de le 24/05/2013 à 7:44 :
@Bnj : les pharmaciens n'ont pas de formation sur les médicaments vétérinaires : les sites de pharmaciens le reconnaissent. La seule chose qui existe est une formation complémentaire possible mais non obligatoire.
Réponse de le 24/05/2013 à 10:20 :
Les médicaments vétérinaires doivent être une bonne source de profits pour les pharmaciens quand on voit le développement et les prix des aliments pour animaux en grande surface ou en jardinerie. Royal Canin est une entreprise super profitable et ils ne seront pas embêtés par les scandales style viande de cheval. Mémère et pépère se sacrifient pour Médor...
Réponse de le 24/05/2013 à 15:08 :
Le rapport?! Vous vous renseignerez sur le prix des médicaments vétérinaires vendus par ledit vétérinaire (qui n'en a pas le droit) et celui des médicaments vendus par le pharmacien...
Réponse de le 24/05/2013 à 16:12 :
@ jmdoc depuis quand le pharmacien ne fait pas d'étude médicale?
Réponse de le 24/05/2013 à 16:41 :
@apotK: pour être pharmacien biologiste il faut faire bac + 5 ans, puis passer le concours de l'internat (de pharmacie, donc pas de partage de poste avec les médecins) puis 4 ans d'internat (au passage payé 1300 ? par moi pour une 50ène d'heures par semaine). De plus être médecin biologiste et être pharmacien biologiste n'ouvre pas aux mêmes analyses: les pharmaciens n'ont pas accès à l'anatomo-pathologie. c'est peut être un mots que vous ne connaissez peut être pas; mais qui fait toute la différence.
Réponse de le 27/05/2013 à 7:42 :
Je lis beaucoup de commentaire négatif sur les pharmaciens.
Ils ont un énorme rôle de conseil. Je passe souvent demander un conseil à ma pharmacie avant d'aller chez le médecin et dans la plupart des cas le pharmacien ou préparateur me conseil bien et je n'ai pas besoin de régler une visite. Je trouve normal qu'il soit remuneré sur son conseil et il prendra forcement une marge ce ne sont pas des associations bénévoles...
Réponse de le 31/05/2013 à 14:52 :
Je trouve aberrant que l'on puisse raconter autant de bêtise en si peu de ligne.si chacun pouvait se renseigner avant d'avancer quoi que ce soit au lieu de se baser sur de fausses évidences.le débat serait beaucoup plus constructif.passer ne serait-ce q'une journée dans une officine derrière un comptoir permettrait à certain d'étayer leur propos..toujours plus facile de critiquer que d'essayer de comprendre
Réponse de le 11/11/2013 à 23:25 :
sachez qu'en ébranlant le système pharmaceutique notamment les pharmacies de proximité au profit des lobbying, nous détruisons en quelques le système de sante en lui même, car la pharmacie et donc le médicament ne peut pas être a la portée de charlatans et tenue des commerçants non qualifies . faisons donc très attention!
Réponse de le 11/11/2013 à 23:27 :
sachez qu'en ébranlant le système pharmaceutique notamment les pharmacies de proximité au profit des lobbying, nous détruisons en quelques le système de sante en lui même, car la pharmacie et donc le médicament ne peut pas être a la portée de charlatans et tenue des commerçants non qualifies . faisons donc très attention!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :