COVID-19 en 24H : doute levé sur l'AstraZeneca, « dé-perfusion », excédent commercial...

Alors que l'exécutif doit annoncer ce soir de nouvelles restrictions pour tenter de freiner la "troisième vague" de l'épidémie du Covid-19 qui va "taper très dur" jusqu'à la mi-avril selon Emmanuel Macron, l'EMA vient de donner son avis sur la sûreté du vaccin. Voici le graphique et les informations éclairantes de ces dernières 24 heures à suivre sur l'actualité Covid, en France et dans le monde.

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(Crédits : DADO RUVIC)

L'INFO À SUIVRE - L'EMA dit que le vaccin AstraZeneca est "sûr et efficace"

Le vaccin AstraZeneca contre le coronavirus est "sûr et efficace" et "n'est pas associé" à un risque plus élevé de caillots sanguins, a annoncé jeudi l'Agence européenne des médicaments (EMA).

"Le comité est parvenu à une conclusion scientifique claire: il s'agit d'un vaccin sûr et efficace", a déclaré la directrice exécutive de l'EMA, Emer Cooke, lors d'une visioconférence [photo ci-dessous. Crédit: Yves Herman/Pool/Reuters].

"Ses avantages dans la protection des personnes contre le Covid-19, avec les risques associés de décès et d'hospitalisation, l'emportent sur les risques possibles", a ajouté Mme Cooke. Le régulateur européen, basé à Amsterdam, "a également conclu que le vaccin n'était pas associé à une augmentation du risque global d'événements thromboemboliques ou de caillots sanguins", a précisé la directrice.

Emer Cooke

Pour autant, l'Agence européenne des médicaments (EMA) "ne peut exclure définitivement" un lien entre le vaccin AstraZeneca contre le coronavirus et des troubles de la coagulation rares, a annoncé jeudi sa directrice.

"Sur la base des preuves disponibles, et après des jours d'analyse approfondie" des données disponibles, "nous ne pouvons toujours pas exclure définitivement un lien entre ces cas et le vaccin", a déclaré Emer Cooke.

LE CHIFFRE - 2,3 millions d'hospitalisations en moins en 2020

La baisse d'activité des hôpitaux et cliniques, massive pendant la première vague de Covid-19, s'est accentuée avec les déprogrammations de l'automne, et les établissements de santé ont finalement accueilli l'an dernier 2,3 millions de patients de moins qu'en 2019.

Fin juin, après le coup d'arrêt du premier confinement, il manquait déjà 2 millions de séjours hospitaliers par rapport à mi-2019. Selon les dernières données disponibles, ce retard s'est accru à 2,3 millions fin décembre, dont 1,4 million d'actes médicaux et 900.000 interventions chirurgicales. Ce dernier nombre signifie 15% d'activité en moins pour les blocs opératoires, et davantage pour certaines spécialités comme la chirurgie pédiatrique (-25%) ou la cataracte (-20%).

La deuxième vague épidémique a évidemment alourdi le bilan, même si les établissements de santé ont "déprogrammé de façon moindre" qu'au printemps, en préservant plutôt les actes "ambulatoires" (sans nuit à l'hôpital), souligne Cécile Chevance, responsable du pôle finances de la Fédération hospitalière de France (FHF). Mais contrairement au printemps, l'effort a pesé "plus dans le public que dans le privé" à l'automne, avec 27% de la chirurgie ambulatoire déprogrammée dans les hôpitaux publics, contre 7% dans les cliniques commerciales et 4% dans les établissements associatifs.

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Depuis janvier, la tendance globale est un peu meilleure car "on essaie de déprogrammer le moins possible, avec une gradation dans le temps et au niveau territorial", explique-t-elle. Mais "malgré tout on déprogramme encore dans certaines régions", notamment en Île-de-France, en Provence-Alpes-Côte d'Azur et dans les Hauts-de-France, où "ça pèse lourd sur l'activité". Plus que jamais, "un rattrapage apparaît très, très difficile".

Lire aussi : Covid-19: sous tension, les hôpitaux d'Île-de-France contraints de déprogrammer

LA PHRASE - "Ça va taper très dur jusqu'à la mi-avril"

L'Île-de-France et les Hauts-de-France reconfinées pour le week-end ou toute la semaine ? L'exécutif doit annoncer jeudi de nouvelles restrictions pour tenter de freiner la "troisième vague" de l'épidémie du Covid-19 qui va "taper très dur" jusqu'à la mi-avril selon Emmanuel Macron.

"On est - soyons clairs - dans une troisième vague largement due à la montée de ce fameux variant anglais. La situation est clairement critique. Ça va taper très dur jusqu'à la mi-avril", a souligné le chef de l'État hier soir, mercredi 17 mars, lors d'une visioconférence avec des maires franciliens et d'autres régions.

Macron

Lire aussi : "Ça va taper très dur jusqu'à la mi-avril": Macron va-t-il en conclure qu'il faut confiner l'Ile-de-France?

BILAN du jeudi 18 mars (Reuters): la France a enregistré 268 décès supplémentaires liés au COVID-19 dans les hôpitaux au cours des 24 dernières heures, selon les données publiées jeudi sur le site Géodes du ministère de la Santé. Par ailleurs, 34.998 nouveaux cas de contamination au coronavirus ont été confirmés dans le pays sur une journée, après 38.501 infections recensées la veille. Les services de réanimation soignent 4.246 patients dans le pays, soit 27 de plus que la veille, montrent les données officielles.

LE GRAPHIQUE - L'excédent commercial de la zone euro atteint 6,3 milliards d'euros début 2021

Les exportations de biens de la zone euro vers le reste du monde se sont établies à 163,1 milliards d'euros en janvier 2021, en baisse de 11,4% par rapport à janvier 2020 (184 milliards d'euros), selon les premières estimations d'Eurostat ce jeudi. Les importations depuis le reste du monde ont quant à elles atteint 156,8 milliards d'euros, en baisse de 14,1% par rapport à janvier 2020 (182,5 milliards d'euros).

Résultat, l'excédent commercial de la zone euro est bien meilleur et atteint 6,3 milliards d'euros en janvier 2021, contre +1,5 milliard un an plus tôt.

Néanmoins, tous les États membres, sauf la Hongrie (+1,1%), la Slovénie (+3%), l'Estonie (+6,5%) et la Lituanie (+11,7%), ont enregistré une diminution de leurs exportations hors Union européenne. Il en va de même pour les importations extra-UE. L'ensemble des États membres ont diminué leurs achats entre janvier 2020 et janvier 2021, à l'exception du Luxembourg (+0,5%), la Lettonie, (+2,1%) et l'Estonie (+33%), précise Eurostat.

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Lire aussi : Brexit: chute record du commerce entre l'UE et le Royaume-Uni en janvier

EN RÉGIONS - « Il va falloir accepter la "dé-perfusion" ! » (Samuel Hervé, Medef)

Un an après le premier confinement qui avait mis l'économie française à l'arrêt, le Medef fait un état des lieux des forces (et des faiblesses) du tissu économique héraultais. Fragilisation de certaines entreprises, activités à l'arrêt pour d'autres, modèles bouleversés, organisations du travail modifiées, mode de management secoués, incertitudes et manque de visibilité. La crise sanitaire laisse des traces auxquelles le monde patronal doit s'adapter. Le point avec Samuel Hervé, président du Medef Hérault Montpellier.

Samuel Hervé, président du Medef Hérault Montpellier

Lire aussi : « Il va falloir accepter la "dé-perfusion" ! » (Samuel Hervé, Medef)

À L'ÉTRANGER - Vaccins en retard: Bruxelles va activer une procédure de résolution de conflit avec AstraZeneca

La Commission européenne a annoncé jeudi qu'elle allait activer une procédure contractuelle pour résoudre le conflit avec le laboratoire AstraZeneca dont les livraisons de vaccins anti-Covid sont nettement inférieures aux chiffres prévus initialement.

"Nous avons l'intention d'envoyer une lettre à AstraZeneca, une lettre qui va nous permettre d'engager un dialogue avec l'entreprise dans le cadre d'un processus de résolution de conflit", a déclaré un porte-parole de l'exécutif européen à Bruxelles.

Cette procédure est prévue dans les contrats de fourniture de vaccins conclus par l'UE.

Alors que l'américain Pfizer a résolu rapidement ses difficultés de production de vaccins, "il y a un problème spécifique à Astrazeneca. Il y a une grande suspicion dans les milieux européens (que le groupe) a vendu plusieurs fois les mêmes doses et n'est pas capable" en conséquence d'assurer ses livraisons à l'UE, souligne un haut responsable de Bruxelles.

Le laboratoire AstraZeneca doit livrer au deuxième trimestre 70 millions de doses de son vaccin anti-Covid - dont l'utilisation est actuellement suspendue par plusieurs pays -, beaucoup moins que les 180 millions promises dans le contrat signé avec l'Union européenne. Au premier trimestre, l'UE devrait avoir reçu au total quelque 30 millions de doses d'AstraZeneca, contre 90 millions prévues par le groupe pharmaceutique suédo-britannique. (AFP)

Des responsables allemands pressent l'UE d'autoriser Spoutnik-V

Plusieurs responsables régionaux allemands ont exhorté jeudi les autorités européennes à accélérer l'examen du vaccin russe Spoutnik V et à anticiper son déploiement dans l'ensemble de l'UE une fois approuvé.

"Il est important d'accélérer les procédures d'approbation, en particulier dans le cas de Spoutnik", a déclaré le leader bavarois Markus Söder à l'issue d'un entretien des 16 dirigeants de régions allemandes avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

Selon M. Söder, les études menées en Europe sur le vaccin russe ont jusqu'à présent montré qu'il était "hautement sûr" et "dans certains cas, meilleur que les vaccins déjà approuvés".

"Nous devons l'approuver rapidement et efficacement sans nous embourber dans les habituels détails bureaucratiques", a ajouté M. Söder, un candidat possible à la succession d'Angela Merkel.

Le maire de Berlin, Michael Müller, a également observé que l'Europe a "besoin de tous les vaccins que nous pouvons obtenir".

L'Agence européenne des médicaments (EMA) a lancé début mars l'examen du vaccin Spoutnik V en vue de se prononcer sur son autorisation, mais quelques pays de l'UE ont déjà commencé à le distribuer.

Le ministre-président bavarois a estimé jeudi que l'approbation n'était plus qu'une "question de temps" et qu'il était important que l'UE s'organise pour garantir la production et l'approvisionnement de ce produit.

"L'Europe doit négocier rapidement et ne pas attendre que l'approbation soit là. Il s'agit d'un appel urgent à ne pas laisser passer une autre chance", a-t-il déclaré.

"S'il s'avère que la production de Spoutnik est difficile, il pourrait être proposé de le produire ici, en Allemagne", a-t-il ajouté.

Le Fonds souverain russe (RDIF) a annoncé lundi que des accords de production de ce vaccin anti-Covid avaient été trouvés "avec des sociétés d'Italie, d'Espagne, de France et d'Allemagne", dans l'attente de son homologation dans l'UE. Les pays concernés n'ont cependant pu confirmer la signature de tels accords.

L'UE est confrontée à des difficultés d'approvisionnements en vaccins anti-Covid développés par les groupes pharmaceutiques occidentaux.

(Avec AFP)

Lire aussi : L'Île-de-France, la région où le taux de vaccination contre le Covid-19 est le plus faible de Métropole

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Commentaires 4
à écrit le 19/03/2021 à 7:09
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Donc, en 48 heures, le vaccin AstraZeneca est nickel, puis dangereux, puis nickel à nouveau. Cool !!. Ils sont tellement forts à l'EMA/UE qu'en deux jours ils ont lu toutes les études médicales sur le vaccin, synthétisé les données, etc ... pour di...

le 21/03/2021 à 12:14
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Ils sont vraiment très fort, en seulement deux jours ils ont même fait des test réel qui durent des mois normalement...

à écrit le 18/03/2021 à 19:33
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Elle ne regarde même pas «  droit devant elle «  symbole de sincérité absolue. Un regard filant de côté .. J’espère que ces personnes qui prennent cette décision prendront leur responsabilité pour le futur à venir.

le 18/03/2021 à 21:25
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Et si les vaccins arn ont des effets secondaires dans 20 ou 30 ans, ils seront pas du aux vaccins non plus pour eux... après ils s'étonnent que les citoyens veulent plus de vaccins...

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