Le fabricant danois du vaccin contre le mpox se dit « mieux préparé » qu'en 2022
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En 2022, 7 millions de doses avaient été produites au précédent pic de l'épidémie de mpox
DADO RUVIC
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En 2022, 7 millions de doses avaient été produites au précédent pic de l'épidémie de mpox
DADO RUVIC
Une nouvelle encourageante dans le dispositif mise en place pour lutter contre le virus mpox. Bavarian Nordic, le fabricant danois du vaccin contre cette maladie, s'est dit jeudi « mieux préparé » pour approvisionner le monde en sérum contre la maladie, que lors de l'épidémie précédente en 2022.
« Nous sommes mieux préparés », a ainsi affirmé le PDG du laboratoire danois, Paul Chaplin, à l'occasion de la présentation de ses résultats trimestriels. « Non seulement nous avons constitué des stocks pour répondre aux commandes prévues, mais nous avons également constitué des stocks pour nous permettre d'être en capacité de réagir en cas d'épidémie, comme c'est le cas actuellement », a-t-il précisé.
Selon le groupe, « l'époque n'est sans doute pas autant à la panique qu'en 2022/2023 », d'autant plus que le laboratoire ignore l'état des stocks de vaccins déjà distribués dans le monde.
Pour mémoire, la semaine dernière, Bavarian Nordic s'est dit prêt à produire jusqu'à 10 millions de doses de vaccins d'ici 2025. Actuellement, le laboratoire a quelque 500.000 doses en stock.
A titre de comparaison, 7 millions de doses avaient été produites au pic de l'épidémie en 2022. En revanche, le laboratoire s'inquiète de la lenteur de la prise de décision concernant les commandes de ces doses en Europe.
En France, les autorités sanitaires sont d'ores et déjà mobilisées. L'Institut Pasteur s'est notamment dit prêt cette semaine à « tester et vacciner les patients à la demande des autorités françaises ». « À ma demande, le ministère de la Santé a saisi la Haute Autorité de Santé pour mettre à jour, d'ici fin août, ses recommandations vaccinales », a aussi assuré le Premier ministre démissionnaire.
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Gabriel Attal a également annoncé 232 centres de vaccination, d'ores et déjà ouverts, en France. Dans son dernier avis datant de janvier 2023, la Haute Autorité de Santé (HAS) avait recommandé la vaccination uniquement pour les personnes ayant été en contact avec des malades, si le nombre de cas restaient « isolés ou dispersés ».
La forte recrudescence de la maladie en Afrique est principalement due à une nouvelle souche, le clade 1b, plus transmissible et plus dangereuse que les précédentes. Au total, 18.737 cas suspectés ou confirmés de Mpox ont été répertoriés depuis le début de l'année en Afrique, a indiqué samedi dernier l'agence de santé de l'Union africaine (Africa CDC).
L'épidémie circule en partie par des relations sexuelles, mais le virus se transmet aussi par des contacts non sexuels, menaçant aussi les enfants, chez qui la maladie apparaît plus dangereuse. Bavarian Nordic a d'ailleurs récemment demandé à l'Agence européenne du médicament l'extension de l'utilisation de son vaccin aux adolescents de 12 à 17 ans.
Si le niveau de vigilance des autorités sanitaires nationales et internationales est désormais maximal, ce mardi Hans Kluge, directeur Europe de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a quand même rassuré les populations en affirmant que le variole du singe (ancien nom donné au virus mpox) n'était pas « le nouveau Covid ». Et ce, « qu'il s'agisse du clade 1 du Mpox, à l'origine de l'épidémie actuelle en Afrique centrale et orientale, ou du clade 2, responsable de l'épidémie de 2022 ».
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La raison, selon le haut cadre de l'OMS : le monde en sait « déjà beaucoup » sur le Mpox. Le risque pour la population générale est donc « faible », même si les modes de transition du virus « ne sont pas encore très clairs ». Et d'ajouter lors de son point presse : « Allons-nous devoir nous confiner comme ce fut le cas en Europe face au Covid-19? La réponse est clairement non ».
(Avec AFP)
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