Variole du singe : « Le Mpox n'est pas le nouveau Covid », assure l'OMS
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Le mpox « n'est pas le nouveau Covid », selon l'OMS.
DENIS BALIBOUSE
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Le mpox « n'est pas le nouveau Covid », selon l'OMS.
DENIS BALIBOUSE
[Article publié le mardi 20 août à 14h40, mis à jour à 16h56] Le monde en sait « déjà beaucoup » sur le Mpox (anciennement appelé variole du singe), et l'on ne peut donc pas le considérer comme « le nouveau Covid », a affirmé ce mardi Hans Kluge, directeur Europe de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), lors d'un point presse des agences de l'ONU. « Le Mpox n'est pas le nouveau Covid. Qu'il s'agisse du clade 1 du Mpox, à l'origine de l'épidémie actuelle en Afrique centrale et orientale, ou du clade 2, responsable de l'épidémie de 2022 », a-t-il déclaré.
Selon le responsable, le risque pour la population générale est « faible », même si les modes de transition du virus « ne sont pas encore très clairs ».
Découvert pour la première fois en 1958 chez des singes, le virus du Mpox se transmet principalement de l'animal à l'homme, bien qu'une transmission interhumaine ait été observée, en particulier pour le clade 1b. Selon l'OMS, « les changements viraux identifiés montrent qu'il est probable que cette souche se transmette plus efficacement entre humains ». Cependant, grâce aux connaissances acquises depuis 2022, l'OMS se veut rassurante. « Nous savons comment lutter contre le Mpox », a déclaré Hans Kluge.
L'organisation appelle cependant les pays à intensifier les efforts de surveillance et de vaccination, en particulier dans les zones à risque comme la RDC. L'OMS insiste également sur la nécessité de « fournir un soutien logistique et sanitaire aux malades », y compris, si nécessaire, un isolement dans des centres de soins adaptés.
La résurgence du Mpox en République démocratique du Congo (RDC), portée par le clade 1b, qui touche également des pays voisins comme le Burundi, le Kenya, le Rwanda et l'Ouganda, a d'ailleurs poussé l'OMS à décréter, le 14 août, une « urgence de santé publique de portée internationale ».
L'alerte, qui est le plus haut niveau de crise sanitaire de l'OMS, a déjà été utilisée en 2022 lors de l'épidémie mondiale causée par le clade 2b, et avait été levée en mai 2023. La nouvelle propagation rapide du clade 1b en Afrique, avec plus de 570 morts en RDC, selon les autorités locales, soulève des préoccupations croissantes. S'exprimant en liaison vidéo, Hans Kluge a expliqué qu'il y a deux ans, l'Europe avait « maîtrisé le Mpox grâce à un engagement direct auprès des communautés les plus touchées, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes ».
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« Nous savons que le clade 1 est plus dangereux que le clade 2 », a précisé Tarik Jasarevic, porte-parole de l'OMS à Genève. Toutefois, les experts s'interrogent encore sur les différences entre les sous-variants 1a et 1b. « Nous ne sommes pas encore sûrs de la gravité du clade 1b », a-t-il ajouté.
Face à cette menace, l'Institut Pasteur en France a annoncé lundi être prêt à « tester et vacciner les patients à la demande des autorités ». Bien qu'aucun cas de Mpox n'ait encore été signalé sur le territoire français cette année, les autorités sanitaires restent sur le qui-vive.
Depuis ce week-end, la Direction générale de la Santé (DGS) a activé la cellule d'intervention biologique d'urgence (CIBU), tandis que le Premier ministre démissionnaire, Gabriel Attal, a placé le système de santé français en « état de vigilance maximale ».
Interrogé dans les colonnes de La Tribune Dimanche, le ministre délégué démissionnaire de la Santé, Frédéric Valletoux, a prévenu que des cas de Mpox pourraient être attendus en France, soulignant l'importance de mesures préventives pour les voyageurs se rendant dans les zones à risque.
La propagation du Mpox hors d'Afrique commence également à inquiéter. En Suède, un premier cas du clade 1b a été détecté chez un patient de retour d'un voyage en Afrique. Au Pakistan, les autorités ont confirmé un cas du clade 2b, moins dangereux, mais la vigilance reste de mise dans ce pays.
« Nous devons rester vigilants », a insisté Gabriel Attal, qui a annoncé un « don de vaccins aux pays les plus touchés » conformément aux engagements pris par le président de la République, Emmanuel Macron. La République démocratique du Congo, épicentre de l'épidémie actuelle, espère recevoir les premières doses de vaccins la semaine prochaine.
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Selon l'OMS, deux vaccins ont déjà été utilisés ces dernières années : le MVA-BN, du laboratoire pharmaceutique danois Bavarian Nordic, et le LC16, produit pour le compte du gouvernement japonais. Il existe un troisième vaccin, a indiqué Tarik Jasarevic, l'ACAM2000, que le Groupe consultatif stratégique d'experts sur la vaccination (SAGE), un comité de l'OMS, recommande « au cas où le MVA-BN et le LC16 ne seraient pas disponibles ».
Les États-Unis ont quant à eux promis 50.000 doses supplémentaires.
(Avec AFP)
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