Des économies, toujours des économies. La ministre de la Santé, Catherine Vautrin a annoncé ce matin 1,7 milliard d'euros de coupes dans les dépenses de santé en 2025 lors d'une audition à l'Assemblée nationale. Parmi les leviers : des économies sur le médicament « à hauteur de 500 millions d'euros ». La veille, la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) était allée encore plus loin en proposant 1,2 milliard d'euros d'économies sur les produits de santé pour 2026 et 6 milliards d'euros en 2030. Et ce, en baissant à la fois les prix des médicaments avec les plus faibles services rendus, mais aussi les anticancéreux dont la politique tarifaire est jugée « excessive ».
Ces annonces interviennent après une alerte du comité de suivi de l'Objectif national de dépenses d'Assurance maladie (Ondam) la semaine dernière, estimant qu'il y a un risque de dépassement de cet Ondam de 1,3 milliard d'euros pour 2025. Une trajectoire due notamment au « champ des médicaments et des indemnités journalières, ainsi qu'une activité constatée à l'hôpital au premier trimestre 2025 plus élevée que prévu ».
La baisse des prix des médicaments est une piste récurrente, déjà utilisée dans le projet de loi de financement 2025 avec des économies souhaitées de 1 milliard d'euros. Ce levier fait globalement consensus au sein de la classe politique, là où le déremboursement de certains médicaments, mesure proposée également par l'Assurance maladie, est une ligne rouge à gauche et à l'extrême droite.