Le marché mondial des vaccins doublera d'ici à 2025

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Des technologies innovantes d'administration se développent, comme les systèmes d'injection unique avec seringue autobloquante.
Des technologies innovantes d'administration se développent, comme les systèmes d'injection unique avec seringue autobloquante. (Crédits : REUTERS/Eric Gaillard)
Coqueluche, diphtérie, tétanos, poliomyélite, grippe, pneumocoque, rougeole, cancer du col de l’utérus, varicelle, tuberculose, méningite... le marché mondial des vaccins a enregistré une progression de 24% entre 2011 et 2014. Une croissance qui "devrait se maintenir voire s'intensifier", prévoit le cabinet Alcimed, qui table sur un chiffre d'affaires multiplié par 2,5 d'ici à 2025.

L'Organisation mondiale de la santé estime que, "actuellement, la vaccination permet d'éviter 2 à 3 millions de décès par an". De fait, malgré les craintes récurrentes des patients au sujet de la toxicité des vaccins, leurs ventes mondiales sont loin de reculer. Celles-ci sont passées de 26 milliards de dollars en 2011 à 32,3 milliards de dollars en 2014 et devraient avoisiner les 80 milliards de dollars en 2025, selon l'étude du cabinet Alcimed.

Plusieurs éléments soutiennent cette forte croissance: la demande de vaccins de routine dans les pays émergents avec des programmes de vaccination plus répandus:

On estime qu'en 2014, 18,7 millions de nourrissons dans le monde n'étaient pas couverts par les services de vaccination systématique, comme l'administration du DTC3. Plus de 60% de ces enfants vivent dans 10 pays: l'Afrique du Sud, l'Éthiopie, l'Inde, l'Indonésie, l'Iraq, le Nigéria, l'Ouganda, le Pakistan, les Philippines et la République démocratique du Congo, explique l'OMS sur son site.

L'autre facteur qui explique cette prévision de croissance en valeur est la production de "vaccins combinés", contre plusieurs maladies, qui sont sensiblement plus chers.

Dengue, Ebola... des vaccins contre des maladies jusque-là sans remède

Alcimed note que viendra s'ajouter dans les prochaines années la production de nouveaux vaccins contre des maladies infectieuses jusque-là sans remède, à l'image du vaccin contre la dengue de Sanofi-Pasteur récemment autorisé ou des vaccins en développement contre le virus Ebola. Un vaccin universel contre la grippe pourrait aussi apparaître dans plusieurs années.

Parallèlement au développement de nouveaux vaccins, des technologies innovantes d'administration se développent comme les systèmes d'injection unique avec seringue autobloquante, pour limiter la réutilisation des aiguilles.

Quatre labos captent 65% de la valeur pour 20% du volume

Le secteur des vaccins est dominé, en termes de valeur, par quatre grands groupes (Merck, Sanofi, GSK, Pfizer) qui représentent plus de 65% du chiffre d'affaires, mais seulement 20% des volumes, relève Alcimed.

En termes de volumes de vaccins produits, "quelques producteurs issus des pays émergents s'imposent", ajoute l'étude qui mentionne les groupes indiens Serum Institute of India et Biological E, les brésiliens Institut Butatan et Bio-Manguinos ainsi que le chinois CNBG.

"Ceux-ci ne cessent de gagner des parts de marché, poussés par une recherche d'autosuffisance dans leurs pays et par une volonté de se développer sur la scène internationale", souligne Alcimed.

Croissance des "vaccins thérapeutiques"

L'étude relève d'autre part que les "vaccins thérapeutiques", une nouvelle forme de vaccins destinée à soigner des patients déjà atteints par la maladie, vont prendre "une ampleur réellement significative dans les 10-15 prochaines années". Cette catégorie représente aujourd'hui "un très petit marché", limité à quelques vaccins contre les cancers de la peau, de la prostate, de la vessie et contre les allergies au pollen. Mais ce secteur devrait atteindre 4,8 milliards de dollars en 2020 avec une croissance annuelle de près de 34%, selon l'étude. Le développement des vaccins thérapeutiques "devrait donner l'opportunité à de nouveaux acteurs de prendre place sur le secteur", estime Anne-Charlotte Pupin, directrice de mission chez Alcimed.

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Commentaires
a écrit le 18/03/2016 à 15:48 :
Encore modérée. Je change donc ma formulation en disant que des vaccins propres qui peuvent sauver des vies, c'est super. A condition que le pouvoir d'achat de certaines populations par ex en Afrique puisse supporter le coût d'achat dudit vaccin. Par ailleurs, je parle de vaccins "propres" c'est à dire sans excipients nocifs : par exemple aluminium (dans vaccin hépatite T...X), acide chlorhydrique (vaccin S...Pt, spirolactose) ou encore baryum (vaccin À...AL, vaccin contre la grippe). Et j'en passe. Voir sur le site infovaccin.fr pour ceux qui douteraient. A quand des vaccins propres et pas trop cher ?

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