Les laboratoires ne feront finalement pas grève à Noël
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Trois syndicats de biologistes médicaux ont annoncé qu'ils « lèvent leur consigne de "shutdown" (fermeture, ndlr) des laboratoires pour cette fin d'année ».
DAVID W CERNY
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Trois syndicats de biologistes médicaux ont annoncé qu'ils « lèvent leur consigne de "shutdown" (fermeture, ndlr) des laboratoires pour cette fin d'année ».
DAVID W CERNY
[Article publié le vendredi 20 décembre, à 14h30, mis à jour à 15h10] Vous pourrez bien faire vos prises de sang entre Noël et le jour de l'an. Ce vendredi, trois syndicats de biologistes médicaux ont annoncé qu'ils « lèvent leur consigne de "shutdown" (fermeture, ndlr) des laboratoires pour cette fin d'année ». Ils reprochaient à la Caisse nationale d'Assurance maladie d'avoir « trahi » un accord conventionnel triennal (2024-2026) signé en juin 2023, et d'avoir décidé durant l'été, « sans concertation préalable », de réduire les tarifs des actes, à compter de septembre.
Ils sont finalement parvenus à la signature d'un accord avec l'Assurance maladie. « L'accord conclu ce jour tient compte du contexte actuel, caractérisé par les baisses de tarifs intervenues en septembre 2024 et le ralentissement récent observé des volumes d'actes », a indiqué l'Assurance maladie dans un communiqué.
L'accord, acquis après une « négociation difficile » va permettre « une augmentation de certaines cotations qui avaient été trop fortement baissées en septembre 2024 », ont rappelé de leur côté les trois syndicats (SNMB, SDBIO, SLBC) dans un communiqué commun. La Cnam entendait, par ces baisses, maintenir l'enveloppe budgétaire prévue pour l'année (3,784 milliards hors Covid et certaines dépenses spécifiques en 2024). Or, la demande d'analyses biologiques nettement plus forte qu'attendue sur les premiers mois de 2024 (+5,5% en volume). Une telle action de l'Assurance maladie impliquait donc de réduire certains tarifs.
Cet accord permet ainsi « de stopper la dégradation inquiétante de la situation pour l'offre de biologie médicale sur le territoire » ont affirmé les trois syndicats, ce vendredi. Selon l'Assurance maladie, l'accord annoncé vendredi prévoit également de lancer un « programme de travail sur les évolutions des missions du biologiste médical en matière de prévention et de dépistage ».
En revanche, le syndicat les biologistes médicaux a participé aux négociations mais n'a pas signé l'accord, qu'il qualifie de simple mesure « de survie » pour le secteur. « Oui il y a des avancées, mais la situation reste catastrophique (et) nous ne voulons pas donner un blanc-seing » à l'Assurance maladie, a expliqué à l'AFP son président, Lionel Barrand. Pour soutenir le volume d'activité de leurs sites de prélèvement, les biologistes médicaux réclament notamment de pouvoir faire des vaccins, et d'être plus associés aux campagnes de dépistage comme celle du cancer colo-rectal.
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Avant l'accord, les quatre syndicats mettaient notamment en avant des chiffres de l'Assurance maladie datés de septembre, selon lesquels les remboursements d'analyses de biologie médicale ont « diminué » de 10,6% sur 12 mois, en « période comparable à l'année précédente », déplorant, en conséquence un « effondrement » de leurs revenus.
Mais cette baisse s'explique en grande partie par le repli, attendu, des remboursements de tests liés au Covid-19, ainsi que par le doublement des participations forfaitaires des patients (reste à charge des assurés sociaux, passé de 1 à 2 euros en mai), explique à l'AFP l'Assurance maladie. Ces deux effets étaient « neutralisés » dans les calculs du protocole d'accord.
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D'autres facteurs sont à prendre en compte: les baisses tarifaires intervenues dès le 10 septembre, et un premier mouvement de grève des laboratoires du 20 et le 23 septembre, ajoute l'Assurance maladie.
(Avec AFP)
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