Selon les derniers chiffres de l'Organisation mondiale de la Santé, il devrait y avoir plus de 35 millions de cas de cancer en 2050, contre 20 millions estimés en 2022. La recherche sur les traitements joue actuellement une course contre-la-montre.
Parmi les innovations qui pourraient bousculer le diagnostic de certains cancers dans les prochaines années, il y a celle de la radiothérapie interne vectorisée. Il s'agit de la partie thérapeutique de la médecine nucléaire qui consiste en l'administration d'un isotope - un atome qui possède le même nombre d'électrons - radioactif guidé pour détruire les cellules cancéreuses.
L'immense avantage de cette technologie réside ainsi dans sa précision. Les isotopes radioactifs sont capables d'identifier précisément la cellule malade, de s'accrocher à elle et de la détruire en délivrant une forte dose de rayonnement localement. Elle permet surtout de ne pas irradier les tissus sains autour des cellules cancéreuses, contrairement à la radiothérapie classique.
Cette technique, initialement prescrite depuis 1940 contre le cancer thyroïdien grâce à l'iode 131, isotope radioactif de l'iode, n'a pas évolué pendant de nombreuses années avant de connaître un essor ces derniers temps. C'est le développement récent de nouveaux isotopes associés à de nouvelles molécules capables de mieux cibler les cellules cancéreuses qui permet désormais d'entrevoir de nouveaux traitements sur certains cancers agressifs. Radium, lutétium, gallium, actinium ou encore yttrium, autant d'isotopes qui sont désormais utilisés dans le traitement de ces maladies et sur lesquels les investissements des grands groupes pharmaceutiques s'orientent.