Novo Nordisk voit son bénéfice net augmenter de 21%

Le Wegovy est en passe de devenir le nouveau best-seller de Novo Nordisk, après la commercialisation de l'Ozempic. (photo d'illustration)
STAFF

Le Wegovy est en passe de devenir le nouveau best-seller de Novo Nordisk, après la commercialisation de l'Ozempic. (photo d'illustration)
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Les mois passent et le chiffre d'affaires augmente. Le laboratoire pharmaceutique Novo Nordisk, spécialiste des médicaments antidiabétiques coupe-faim, affiche un chiffre d'affaires pour le premier semestre en hausse de 22%. Il s'établit ainsi à 60 milliards de couronnes (8,045 milliards d'euros), un peu en deçà des attentes des analystes. Le bénéfice net, lui, atteint 27,301 milliards de couronnes (plus de 3,66 milliards d'euros), soit une progression de 21%.
Un succès qui pousse le géant danois à revoir ses prévisions pour l'année en cours pour 2024. Il table désormais sur une augmentation de 23 à 27% de ses ventes - contre 22 à 28% annoncés précédemment. Novo Nordisk ne fixe pas la barre plus haute, limité par « la capacité sur certains sites de production », a-t-il précisé.
Première capitalisation boursière en Europe, le laboratoire grimpait de 8,49% en Bourse après l'annonce de ses très bons résultats, ce mercredi matin. D'autant que le succès ne fait que commencer. L'entreprise reçoit peu à peu le feu vert des autorités sanitaires pour la commercialisation des analogues du GLP-1 (semaglutide), dont fait partie le Wegovy en Europe et dans le monde.
Cette classe de médicaments mime une hormone intestinale qui stimule la sécrétion d'insuline et procure une sensation de satiété. Le Wegovy, prescrit pour la réduction des risques cardiovasculaires chez les personnes en grave surpoids, au Danemark, en Norvège, au Royaume-Uni, en Allemagne et, depuis début octobre, en France, a vu ses ventes augmenter de 42% sur les neuf premiers mois de l'année. Déjà autorisé aux Etats-Unis, il a également reçu l'approbation de la Chine en juin.
Surtout, Novo Nordisk représente 74% des parts de marché des traitements contre l'obésité avec, outre le Wegovy, un autre best-seller : l'Ozempic. Ses ventes ont bondi de 54% de janvier à septembre. Fléau sanitaire global, l'obésité est une maladie chronique facteur de risque de maladies cardiovasculaires, de diabète, de certains cancers et de complications comme dans le cas du Covid-19.
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Plus d'un milliard de personnes sont aujourd'hui obèses dans le monde. Si la prévention et la prise en charge médicale ne s'améliorent pas, la Fédération mondiale de l'obésité prévoit que d'ici 2035, la moitié (51%) de la population mondiale sera en surpoids ou obèse. Selon ses calculs, l'impact économique mondial serait tout aussi dévastateur : il pourrait dépasser 4.000 milliards de dollars par an.
En France, la moitié de la population est déjà obèse ou en surpoids et la prise en charge de l'obésité et de ses complications représente un coût évitable de 10,6 milliards d'euros rien qu'en France, avait chiffré le cabinet d'études Astérès.
Le Wegovy, arrivé en France en octobre dernier, fait l'objet d'une surveillance accrue de la part des autorités sanitaires. L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) exige que les prescriptions d'initiation au traitement soient fournies par des spécialistes en endocrinologie-diabétologie-nutrition. En revanche, les renouvellements peuvent être réalisés par des généralistes.
L'agence demande également aux médecins de se conformer au parcours de soins de la Haute Autorité de santé, c'est-à-dire de « prescrire les aGLP-1 indiqués dans le traitement de l'obésité aux patients ayant un indice de masse corporel (IMC) initial supérieure ou égale à 35 kg/m2, âgés de moins de 65 ans ». De plus, il ne sera pas remboursé.
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Les traitements de nouvelle génération ne sont pas des « médicaments miracles » et « ne devraient jamais être pris pour des raisons cosmétiques », a pu mettre en garde fin septembre Svetlana Mojsov, l'une des scientifiques ayant permis leur développement. « Le grand succès est de pouvoir traiter l'obésité et c'est ce à quoi nous devrions nous tenir », a-t-elle martelé, en rappelant les effets secondaires - notamment gastro-intestinaux - de ces médicaments. Ce médicament doit être utilisé uniquement en deuxième intention, en cas d'échec de la prise en charge nutritionnelle et en association à un régime hypocalorique et à une activité physique, rappelle aussi l'ANSM.
(Avec AFP)