Sanofi affiche un résultat opérationnel à 2,461 milliards d’euros, en baisse de 5 % par rapport aux prévisions des analystes. Pour 2025, le groupe se dit confiant, porté par des ventes de ses traitements stars en hausse et des effets maîtrisables des droits de douane américains.
Sanofi a présenté ce jeudi ses résultats semestriels très attendus, dans un contexte de flou sur les droits de douane avec les États-Unis touchant le milieu pharmaceutique. Si le chiffre d'affaires du groupe a atteint 19,89 milliards d'euros, en progression de 8,3 % au premier semestre par rapport à 2024, son résultat opérationnel s'affiche à 2,461 milliards d'euros sur la période, contre un consensus d'analystes à 2,57 milliards d'euros.
Résultat : l'action du groupe chutait en Bourse ce jeudi, de 5,5 %. Cette baisse s'explique par « des dépenses d'exploitation plus élevées », ont expliqué les analystes de Jefferies. Mais Sanofi anticipe pour 2025 une croissance en pourcentage de ses revenus « à un chiffre élevé » à taux de change constants, contre « moyen à élevé » précédemment.
Le groupe se veut confiant, « le chiffre d'affaires réalisé avec les neuf nouveaux médicaments et vaccins progresse de 47,3 % », a souligné le directeur général Paul Hudson dans le communiqué de presse du groupe.
Quelques mois après la finalisation de la vente de sa filiale santé grand public, Opella, dont le Doliprane fait partie, la stratégie de Sanofi de miser sur des « blockbusters », ces médicaments qui réalisent plus d'un milliard d'euros de chiffres d'affaires, semble porter ses fruits. Les huit produits les plus récents (Altuviiio, Nexviazyme, Sarclisa, Rezurock, Cablivi, Xenpozyme, Tzield et Qfitlia) ont généré collectivement 897 millions d'euros au deuxième trimestre 2025, en hausse de près de 40 % et représentent désormais « 10 % du chiffre d'affaires total », a renchéri le directeur financier du groupe, François Roger.
Surtout, le groupe peut compter sur l'excellente forme du Dupixent, un traitement utilisé pour diverses pathologies et dont les ventes ont atteint 3,8 milliards d'euros, en hausse de 20 %. Asthme, dermatite atopique, « toux du fumeur », ou encore urticaire, ce médicament tout terrain apparaît comme la machine à cash du groupe ces dernières années. Le laboratoire espère ainsi atteindre les 22 milliards d'euros de ventes en 2030.
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