Santé : des inégalités femmes-hommes qui persistent
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Lors de la prise de médicaments, les femmes ont 50 % plus de risques de souffrir d'effets indésirables que les hommes.
Reuters
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Lors de la prise de médicaments, les femmes ont 50 % plus de risques de souffrir d'effets indésirables que les hommes.
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Cette semaine, Santé publique France a alerté sur un phénomène inquiétant : la dégradation de la santé cardiovasculaire des femmes. En cause : une hausse des comportements à risque, tels le tabagisme, la consommation d'alcool, la sédentarité, etc. Pourtant, les femmes sont les premières victimes des maladies cardiovasculaires — 56 % d'entre elles en meurent chaque année contre 46 % des hommes. Récemment, la Haute Autorité de santé (HAS) a également prévenu que la consommation d'alcool chez les femmes était en forte hausse, rappelant qu'« à même quantité consommée, les complications sont plus graves, plus rapides, parfois spécifiques (cancer du sein) ».
Surtout, la HAS estime que « les représentations liées au genre conduisent à une sous-évaluation médicale et un défaut d'accompagnement ». Et c'est là que le bât blesse. Outre ces changements de comportements, les inégalités dans l'accès aux soins des femmes restent élevées.
Et la première disparité concerne le manque de femmes dans les essais cliniques. Si cette tendance tend à se réduire ces dernières années, elles restaient bien moins nombreuses en 2021 dans les essais pour les maladies cardiovasculaires, digestives, mentales ou encore les cancers. Résultat : les femmes ont 50 % plus de risques de souffrir d'effets indésirables que les hommes, car il est démontré qu'elles assimilent plus vite les médicaments, mais mettent plus de temps à les éliminer.
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Dans un livre intitulé « Les négligées », les journalistes Solenne Le Hen et Marie-Morgane Le Moët notent que les femmes sont surtout sous-représentées dans les premières phases de test des essais cliniques, là où sont généralement décidées les doses à administrer.