Faire des économies, coûte que coûte, même sur la santé. Alors que le déficit de la Sécurité sociale atteindra 18 milliards d'euros cette année, contre 10,5 milliards prévus il y a un an, le gouvernement a précisé les pistes de réduction des dépenses dans son projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2025, dévoilé ce jeudi. Objectif : limiter le dérapage en 2025 à 16 milliards de déficit et le contenir à 19,6 milliards en 2028.
Pour freiner les dépenses, l'objectif national des dépenses d'assurance maladie (Ondam) sera augmenté de seulement 2,8%, soit une hausse de 9 milliards d'euros supplémentaires pour la branche maladie. Mais cela ne suffira pas. L'Etat vise donc 4,9 milliards d'euros d'économies côté Assurance maladie, dont 1,1 milliard au titre de la hausse de la part des consultations chez les médecins généralistes et les sages-femmes non prise en charge par l'Assurance maladie. Actuellement fixée à 30% de la consultation, cette part complétée par les mutuelles, aussi appelée « ticket modérateur », pourrait passer à 40%.