La startup a dû abandonner son activité de tests sanguins, censée révolutionner le secteur avec des prix défiant toute concurrence, en raison de leur manque de fiabilité. Elle espère rebondir avec le développement d'appareils de diagnostics miniatures.
En outre, l'autorité américaine envisageait de déposséder la société du Clinical Laboratory Improvement Amendments, un certificat obligatoire pour exercer des activités dans des laboratoires d'analyses, mais a finalement fait machine arrière. Theranos a donc évité le pire.
Theranos en difficulté
Mais si elle a clarifié sa situation, la société reste en grande difficulté. Elle fait face à une série d'attaques en justice d'investisseurs et de patients. La société a par ailleurs taillé dans ses effectifs, et ne compte plus que 220 personnes, contre autour de 800 en août 2016. Elle se focalise désormais sur le développement du "minilab", un équipement miniaturisé et automatisé de tests sanguins, mais pour le moment, la startup n'a pas obtenu l'aval de la FDA, l'Agence américaine des médicaments, pour lancer ce produit et le vendre aux laboratoires. Et la valorisation de la société, qui a grimpé jusqu'à 9 milliards de dollars en 2015, s'est évaporée.
Elizabeth Holmes, patronne et fondatrice de Theranos, avait séduit des investisseurs de renom grâce à sa technologie censée être capable d'effectuer plusieurs centaines de tests sanguins en un temps record, avec une faible quantité de sang et des prix défiant toute concurrence.
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