L'exécutif veut signer un accord de quatre engagements avec le fonds américain et Sanofi (Photo d'illustration).
Reuters
Le gouvernement souhaite signer un accord supplémentaire avec Sanofi et le fonds américain CD&R. L'objectif ? Assurer le maintien des capacités de production du Doliprane en France, et celui des principes actifs si la cession est effective.
[Mis à jour le 14/10 à 16h00]
Obtenir des garanties, pour garder le contrôle. Après l'annonce de Sanofi vendredi dernier, l'exécutif tient à rassurer. Pour rappel, le géant pharmaceutique a indiqué la semaine passée son intention de céder 50% du contrôle de sa filiale de produits en vente libre appelée Opella, qui produit notamment le Doliprane, au fonds d'investissement américain CD&R.
Le ministre de l'Economie, Antoine Armand et le ministre délégué chargé de l'Industrie, Marc Ferracci, se sont rendus ce matin à l'usine de production de Doliprane à Lisieux (Calvados), afin de rassurer les salariés et d'obtenir des garanties.
Concrètement, l'exécutif veut signer un accord de quatre engagements avec le fonds américain et Sanofi. D'une part, il demande le maintien du siège d'Opella en France et de tous les organes de décision, ainsi que le maintien économique de la filiale sur le territoire national.
D'autre part, l'Etat veut des garanties sur la production, l'emploi et l'approvisionnement sur le marché français en principes actifs et la poursuite des engagements avec les projets de relocalisation du Doliprane en France. L'usine de Seqens en Isère, qui doit ouvrir en 2026, est particulièrement ciblée. Et pour cause, l'investissement de 100 millions d'euros afin de produire du paracétamol a été largement conditionné aux accords avec Sanofi. Bercy a souligné que « l'opération de vente d'Opella n'a pas d'impact sur l'ouverture de l'usine ».
Cet accord entre les trois parties viendrait s'ajouter à la procédure de contrôle des investissements étrangers en France. Elle permet, si les conditions ne sont pas réunies, de bloquer la vente. D'ailleurs, le ministre de l'Economie a précisé dimanche sur BFMTV qu'il ne s'interdisait pas de le faire, si des « garanties extrêmement fortes » ne sont pas respectées.
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