Face aux enjeux de souveraineté qui entourent les métaux stratégiques, un député vient d'achever une mission d'information parlementaire. Communication, simplification administrative, diplomatie... ce qu'il préconise.Premier pourvoyeur de métaux critiques, la Chine a fait le choix ces dernières semaines de réduire les exportations de certains d'entre eux, sur fond de guerre commerciale avec les États-Unis. C'est dans ce contexte que la France et l'Union européenne s'interrogent sur la richesse de leurs sous-sols, dans l'espoir de développer une certaine autonomie sur ces métaux essentiels à la transition écologique, la défense et certains appareils technologiques.
Le rapport de Philippe Varin, remis à Emmanuel Macron en 2022, alertait sur la totale dépendance française s'agissant des métaux nécessaires à la transition énergétique. Depuis, l'Europe a approuvé le Critical Raw Materials Act. L'objectif ? Que le Vieux continent soit en capacité d'extraire au moins 10% des métaux qu'il consomme, d'ici 2030.
Alors que le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) mène un inventaire sur les potentielles ressources minières françaises (sur demande d'une délégation interministérielle dédiée), un nouveau rapport vient alimenter le possible retour en force de l'industrie minière dans l'Hexagone. Le député de la quatrième circonscription de l'Ain, Jérôme Buisson (RN), a réalisé une mission d'information sur les ressources naturelles stratégiques et les terres rares du pays. Ses préconisations ont été présentées récemment devant la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale.
Mieux communiquer face aux craintes des élus locaux
Parmi elles figurent « des mesures d'urgence », tient à souligner le député Jérôme Buisson, alors que le résultat de l'inventaire mené par le BRGM est attendu dans... cinq ans. « En la matière, la prise de conscience de la France est encore très récente (...) Malgré de bonnes orientations, il est urgent que ces politiques montent en puissance », a martelé le rapporteur lors de son audition devant la commission mercredi 18 décembre.