La hausse annoncée des tarifs de l'électricité critiquée de tous côtés

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La hausse des tarifs réglementés d'EDF a fait vivement réagir plusieurs associations de consommateurs ainsi que le PS et les Verts. La confédération nationale du logement exige notamment du gouvernement qu'il prenne un arrêté pour empêcher cette nouvelle hausse

Alors que le gouvernement vient de confirmer ce lundi une hausse des tarifs réglementés de l'électricité qui dépassera les 3% dès 2011, certaines associations de consommateurs ont réagi.

La Confédération nationale du logement (CNL) et la CLCV (Association nationale de consommateurs et usagers) estiment toutes deux que les plus pauvres seront les premiers touchés. La première trouve cette augmentation de tarif "inacceptable". Dans un communiqué, elle appelle les consommateurs à se mobiliser pour refuser cette nouvelle hausse scandaleuse tout en exigeant 'que le gouvernement prenne immédiatement un arrêté pour empêcher cette nouvelle hausse".

De son côté, la  CLCV demande à la Commission de Régulation de l'Energie (CRE) de diligenter un contrôle indépendant pour vérifier les demandes d'EDF, dans un communiqué paru ce lundi. Cette association de consommateurs déclare que cette augmentation qui intervient après une hausse substantielle intervenue le 15 août dernier "signifierait une hausse de 6% à 7% sur une période de 7 mois, alors que l'inflation prévisible serait de 1,5%". Si ces hausses sont confirmées, elles "accroitraient les situations d'exclusions énergétiques et porteraient atteinte à un pouvoir d'achat déjà malmené".

Les critiques n'ont pas non plus tardé du côté de l'opposition. "Le gouvernement et les dirigeants d'EDF font payer deux fois à notre pays le retard pris par l'entreprise publique dans les renouvelables (...) par la baisse du tarif de rachat du photovoltaïque, décidée il y a moins d'un mois, une seconde par cette augmentation" déplorent notamment trois secrétaires nationaux du PS, Aurélie Filippetti (Energie), Razzy Hammadi (Services publics) et Laurence Rossignol (Environnement).

Pour les écologistes, "cette hausse décidée à la hussarde hors des mécanismes habituels interviendrait dans un contexte de dégradation sociale lourde, où les effets de la crise économique se font toujours ressentir sur les ménages, notamment les plus fragiles équipés de chauffage électrique, et alors qu'une forte hausse avait déjà eu lieu en août 2010". Le parti dirigé par Cécile Duflot ajoute dans son communiqué qu'il "serait par ailleurs malhonnête d'imputer cette nouvelle hausse au soutien aux énergies renouvelables".

 

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