Le Japon renforce sa sécurité nucléaire

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Le Japon tente de rassurer en créant une nouvelle autorité de sécurité nucléaire sans vraiment convaincre les experts.

Comme l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) l'a préconisé, le Japon tente de renforcer la sécurité nucléaire. Le Japon va mettre en place une nouvelle autorité de sûreté nucléaire sous les auspices du ministère de l'Environnement. Actuellement, c'est le ministère du Commerce qui supervise seul le dossier de l'énergie nucléaire.

Cette annonce n'a pas convaincu les experts. La nouvelle agence va naître de la fusion de l'actuelle Agence de sûreté nucléaire (Nuclear and Industrial Safety Agency, NISA) et d'un organisme de conseil dépendant du gouvernement. Des spécialistes ont cependant prévenu qu'une simple réorganisation ne suffirait pas à rétablir la confiance dans l'opinion publique, pas plus qu'à assurer une meilleure supervision des activités nucléaires.

L'annonce de la création de cette nouvelle instance a été faite par le Premier ministre Naoto Kan : "nous avons décidé de détacher du ministère du Commerce le département de régulation de sûreté nucléaire de la NISA et d'unifier les affaires relatives à la sûreté nucléaire sous l'autorité du ministère de l'Environnement". Cet organisme de régulation réunira quelque 500 membres d'agences déjà existantes.

De son côté,  l'AIEA avait souligné en juin dernier un point déjà évoqué en 2007 par l'ONU mais alors ignoré par le gouvernement. Elle avait demandé au Japon de permettre à l'Agence de sûreté nucléaire japonaise d'être indépendante et non plus liée au ministère chargé de l'industrie atomique. Quant à Yukiya Amano, le directeur général de l'AIEA, il avait déclaré en juin dernier : "A la lumière de l'accident de Fukushima Daiichi, des évaluations nationales de risque approfondies et transparentes de toutes les centrales nucléaires au monde devraient être effectuées".

Parallèlement à cette annonce, le constructeur de voitures Honda envisage d'envoyer un descendant de son robot humanoïde Asimo sur les lieux hautement radioactifs de Fukushima. Le journal japonais Asahi rapporte que ce robot téléguidé, adapté à un environnement radioactif ,pourrait être envoyé pour des missions de surveillance et de collectes d'informations sur le site accidenté. L'appui des pouvoirs publics pourrait être reçu, mais aucune date de lancement de projet n'a encore été avancée.

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Commentaires
a écrit le 13/08/2011 à 8:22 :
Rappelons que l'AIEA est d'abord une agence destinée à promouvoir l'industrie nucléaire.
a écrit le 12/08/2011 à 18:04 :
Trop tard !!!
Réponse de le 14/08/2011 à 18:05 :
En effet, c'est trop tard. Car ils ont été obligés d'acheter des centrales américaines. Soit, de conception archaïque et fragile. Seul point positif : la "commission" de 500 membres sera plus difficile à corrompre. Point négatif, vas-t'en te mettre d'accord à 500....

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